Descente de l’Odet : Quimper/Bénodet A/R ; 12/11/2007

Posté par jochaud le 12 novembre 2011

.   Belle ambiance avec une légère brume. Pas de vent. Coefficient de 79. Basse mer 11h30. Départ 10h ; retour 16h. Arrivée à l’étale. Bon courant au retour après le pique-nique. Et vent dans le dos.

.  Patrick reprend le kayak après 6 mois d’arrêt et une sciatique. Est-il content de son sort ?

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.   Qu’en pense Eric ?

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.   Avec qui suis-je ? Des chercheurs d’or clandestins progressant sur une lointaine rivière de Sibérie ?

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.   Arrivée à Bénodet.

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.   Repos du kayakiste. La pause syndicale du déjeuner.

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.   Nouvelle vue sur le retour.

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.    Suite à la prochaine sortie.

 

 

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- La Grande Randonnée Kayak : Arzal-Vannes/Paris-Notre-Dame . 17e étape : de Saint-Denis à Paris-Notre-Dame. 10 et 11 septembre 2011

Posté par jochaud le 27 octobre 2011

 

.   Mes bons amis et compagnons de la Grande Randonnée, c’est à vous que j’ adresse la dernière de mes lettres racontant les différentes étapes de la Grande Randonnée. J’espère que vous trouverez celle-ci,  fidèle au déroulement de notre dernière étape.

.   D’abord merci à chacun d’avoir participer à ce long périple et de m’avoir ainsi donné  l’occasion de découvrir de nouveaux lieux et paysages. Merci surtout pour les bons moments passés ensemble et l’amitié partagée.

.   Je ne résiste pas au plaisir de nommer chacun : Dominique B, Michel L C, Michel B, Alexandre C, Bernard G, Bruno G, Michaël, Florence et Patrick H, Pierrette J, Jean-Charles G, Raphaël J, Yves L, Pierre L, Pierre G. Et pour la dernière étape merci à Fanny, Tally, Florent J et Roxane H.

.   Revenons maintenant à notre randonnée. Aujourd’hui c’est le grand jour. Celui de l’étape finale. La cerise sur le gâteau sans laquelle la G R K aurait toujours conservé un sentiment d’inachevé.

.   Je m’y suis préparé longtemps à l’avance pour ne pas manquer ce rendez-vous. Dès janvier, je me suis documenté. J’ai pris contact avec des clubs locaux. Je suis allé voir sur place pour observer la Seine à Paris, repérer les lieux, sentir l’ambiance.

.   La première impression n’a pas été très bonne. Les quais sont très hauts dans Paris. Il y a bien quelques endroits où la hauteur est plus faible mais le niveau de l’eau est encore au moins à 50cm. Les cales qui descendent jusqu’à l’eau sont apparement inexistantes. Plus ennuyeux, la police fluviale patrouille en permanence. Tout cela n’est pas très avenant  pour le kayakiste épris de liberté.

.   En relisant avec attention le livre de Fluviacarte « La Seine Aval du Havre à Paris », j’ai réalisé que l’accès de Paris était interdit aux bateaux non motorisés.

.   J’ai finalement été obligé de convenir qu’il fallait demander une autorisation pour naviguer dans Paris. Dans le cas contraire, le risque aurait été trop élevé de se voir refoulé par la police fluviale, et de terminer notre périple, non dans le bonheur, mais avec le goût amer de je ne sais quelles turpitudes fâcheuses.

.   Derniers préparatifs à la maison.

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.   Aujourd’hui samedi 10 septembre, rendez-vous à 7h à Ploermel pour compléter les remorques et organiser le covoiturage. Nous n’aurons jamais été aussi nombreux : deux remorques de 6 kayaks.                                      

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.   Le lion de Ploermel va nous assurer de sa protection.                                                        

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.   C’est parti.

.   13h, nous arrivons au deuxième lieu de rendez-vous : l’extrémité Sud de l’Île-St-Denis.Nous y rejoignent Michaël, Jean-Charles, Raphaël, Florent et Tally. Daniel P, un dévoué logisticien, nous y retrouve aussi. Il va prendre en charge l’une des deux voitures avec la remorque qu’il reconduira à l’arrivée sur les quais de Paris. Pierrette va s’occuper de la deuxième voiture qu’elle conduira au bivouac de ce soir avec tout le matériel.

.   Nous nous retrouvons devant le club d’avirons local, le Rowing-Club, dont nous avions apprécié le confort de l’embarcadère à l’arrivée de l’étape précédente. J’avais téléphoné auparavant pour m’assurer qu’il n’y aurait pas de problème pour partir de là. En août, tout était désert à cause des vacances ; mais en septembre ce pourrait être différent.

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.   Il fait exceptionnellement chaud pour un 11 septembre : 30°.

.   Fidèle à ses habitudes la troupe prend ses aises pour se restaurer et se préparer. Elle a oublié que nous sommes en ville, aux portes de la capitale, et ses habitudes prennent des allures de squatters.

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.   La berge est haute. Heureusement qu’il y a des escaliers pour descendre.

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.   C’est parti. Tous les kayaks seront bientôt à l’eau.

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.   Il faut laisser un peu de temps au caméraman pour s’installer.

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.   La Seine nous offre une vue lointaine au coeur de la ville.  

.   Tout de suite, une première enfilade de ponts. Chacun avec une conception et une esthétique originales.

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.   Les berges sont bien occupées par endroit. Ce sont autant de ports qui portent chacun leur nom.

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.   Au fond la Défense.

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.   J’éprouve toujours beaucoup de plaisir à regarder l’équilibre des lignes et des volumes de ces bâtiments. Naviguer en kayak sur la Seine offre certainement une perspective bien meilleure que celle observée de la rue.

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.   Tout au long de notre parcours précédent sur la Seine, l’activité loisir y était quasiment absente. C’est tout à fait différent aujourd’hui, probablement à cause du retour des vacances des citadins. Les avirons sont nombreux. Plus loin, nous croiserons des ski nautiques.

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.   Maintenant nous pénétrons dans le domaine des « boîtes à chaussures ». C’est le nom que les professionnels de la navigation fluviale  donnent avec dédain aux bateaux logements qui n’ont rien avoir avec les péniches. L’expression est quand même un peu irrévérencieuse pour les designers de ces boites qui font la une des revues chics pour bobos.

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.   Nous sommes sur le bras secondaire de l’île de Puteaux. Il s’y trouve encore quelques vraies vieilles péniches.Nous allons bientôt longer sur notre gauche le camping du Bois de Boulogne. On pourrait s’arrêter là pour le bivouac. J’y avait même repéré un endroit champêtre et sympathique à proximité. Mais les 17 km à parcourir avant 9h30 le lendemain matin auraient été un peu trop longs.

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.   L’écluse de Suresnes est toute proche. Les avirons font demi-tour à cet endroit. Nous, nous allons poursuivre.

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.   La manoeuvre devrait être facile aujourd’hui. Il y a un escalier avant l’écluse. Et de l’autre côté, les berges ne dépassent pas 50cm. Rapidement les kayaks sont sortis de l’eau.

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.   Il ne reste plus qu’à les poser sur les chariots pour un transport de plusieurs centaines de mètres sur le sentier qui longe le camping du bois de Boulogne.

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.   Nouvelle mise à l’eau. Auparavant je suis allé voir Pierrette, qui a stationnée sa voiture à proximité,  pour lui confirmer que tout se passait bien, même pour les kayakistes les moins aguerris.

.   L’écluse est maintenant derrière nous. C’est la dernière. On en oublie celles qui nous ont causé bien du souci. On reconnaît Michel qui affiche les couleurs de la Bretagne.

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.   Nouvelle promenade sous les Ponts. Devant nous, le Pont de Suresnes.

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.   Nous arrivons rapidement à la Passerelle de l’Avre qui donne aux lieux  un air de station estivale. En aval, on y fait du ski nautique.

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.   Tout près, c’est l’hippodrome de Longchamp avec son immeuble d’une architecture caractéristique de la belle époque des courses. .

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.  Sur l’autre rive (la gauche) un bel ensemble d’immeubles récents. Mais je ne suis pas capable de le nommer. C’est un appel à ceux qui connaissent bien Saint Cloud ou Suresnes.

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.   En longeant les bateaux logements, Michaël reconnaît un ancien client qui habite une « boite à chaussure » toute neuve pour laquelle il a travaillé il y a quelques années.

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.   Devant nous le pont de Sèvres. On aperçoit derrière la pointe Nord de l’Île Seguin.

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.   On va prendre le bras secondaire sur notre droite. Le lieu de bivouac n’est pas loin. J’avais repéré, il y a deux mois, une rampe d’accès facile, cachée entre deux péniches, Dany et Dévolu.

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.   Aujourd’hui va-t-on trouver facilement l’endroit ? De l’eau, la vue est différente de celle de la berge.

.   Au départ du bras secondaire et face à l’ïle Seguin, un beau bâtiment contemporain.  Avec ses lignes classiques  je trouve qu’il s’harmonise bien avec l’environnement fluvial.

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.   Juste après, commence un alignement de bateaux logements qui squattent la berge. Ici, ce sont surtout d’anciennes péniches. Leurs transformations sont d’un goût variable. Quelques-unes ont conservé le cachet des jours anciens de la batellerie.       

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.   Sur notre gauche, l’usine Renault de l’ïle Seguin en friche .

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.    L’accès à la berge que j’avais repéré n’a pas été trop difficile à trouver. Le campement est vite installé. Pierrette était déjà là avec la remorque chargée du matériel de bivouac. Patrick nous attendait aussi. Après avoir travaillé le matin, il a pris le train à Nantes pour rejoindre l’équipe et ne pas rater le rendez-vous de demain avec Paris.

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.   Sans tarder on s’installe pour le repas tant qu’il fait jour.

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.   En pleine ville, l’endroit est surprenant. Entre la berge et la rue, un espace de nature a été préservé. Qui sait : les restes de l’ancien chemin de  hallage ? Les  »bateliers » de la péniche voisine sont surpris et amusés d’avoir des voisins d’un soir d’un genre particulier.                                                 

.   Mon sommeil est dur à venir ce soir. Peut-être à cause d’un brin d’inquiétude pour demain ; même quand tout est calé au millimètre, un imprévu fâcheux peut toujours trouver un espace où se glisser.  Mais il y a d’autres raisons. Il fait exceptionnellement chaud, au point de dormir hors du duvet et d’aérer la tente. Le feu d’artifice annuel de Boulogne Billancourt en rajoute aussi. Très célèbre par sa durée, pendant plus de deux heures, il va sonoriser le quartier de ses explosions.

   Dimanche 11 septembre. Dernier jour de la dernière étape.

.   La carte n’indique pas un très long parcours à effectuer : une dizaine de km.

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.   Lever 5h30. Il faut être à l’eau à 7h pour ne pas rater le rendez-vous de 7h30 avec le zodiac de la protection civile au Pont Périphérique Aval qui marque les limites de Paris.

.   Au matin, je retrouve Roxane qui a rejoint le campement tard hier soir après avoir quitté les festivités d’un mariage. Elle a tout fait pour ne pas rater une traversée exceptionnelle de Paris. J’ai oublié de dire que pour les mêmes motivations une Américaine a embarqué hier en kayak double avec Florent .

.   Un dernier kayakiste nous rejoint ce matin à 6h. C’est Bernard un fidèle de la G R K qui a participé à de nombreuses étapes. Il  avait aussi une fête de famille la veille. Tôt ce matin, il est parti  d’Angers avec sa belle moto Honda  pour prendre son kayak qui l’attend sur la remorque. 

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.   Patrick a pensé qu’il fallait porter les insignes de l’événement. Avant de partir, il remet à chacun, un T. Shirt imprimé »aux insignes » de la G R K.  Je suis tellement préoccupé pour que tout se passe bien qu’il faut me mettre le T. Shirt sous les yeux pour qu’enfin  je réalise.     

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.   Hier il y avait du vent. Tout est calme ce matin. La lumière du jour est encore pâle. La flotille glisse en silence le long des péniches amarrées.

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.   Maintenant nous arrivons en terrain connu. Au fur et à mesure de la progression, les batiments célèbres de la capitale vont se dévoiler à nous.

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.   Le Pont Périphérique Aval est maintenant tout proche. Pas de zodiac de la Protection Civile. Etonnant. Le responsable est un ancien colonel en retraite. Dans la corporation on est habituellement d’une ponctualité exemplaire.

.   Dans mon dos, j’entends un bruit de moteur hors-bord qui se rapproche de nous. Pas besoin de se retourner. Ce ne peut être qu’eux. C’est bien ça : notre bateau accompagnateur arrive. (il était parti à notre rencontre sur le bras principal de la Seine alors que nous remontions le bras secondaire)

.  Chaleureuses salutations. Je suis content de rencontrer Guy M. avec qui j’avais échangé au téléphone.

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.   Il faut dire qu’arriver au centre de Paris en kayak n’est pas une mince affaire. C’est interdit sauf autorisation dérogatoire. Il a fallu s’y prendre presque trois mois  à l’avance. La démarche administrative est complexe avant d’aboutir à une décision préfectorale d’autorisation. Ce n’est pas tout : il faut trouver un bateau accompagnateur et obtenir une autorisation du Port de Paris pour débarquer sur une rampe (c’est la désignation locale de la cale des ports bretons). A cela s’ajoute une contrainte horaire  : être sorti de l’eau à 9h30 avant que le trafic ne démarre sur la Seine.

.   La réglementation a son explication. La capitale est un lieu sensible au regard de la sécurité. La navigation de péniches sur la Seine est à certaines heures particulièrement intense et la multitude des ponts demande une vigilance renforcée.

.   J’oubliais le mot d’accueil de nos compagnons de la Protection Civile : « vous pouvez y aller. La Seine est à vous ce matin ». Effectivement c’est le grand calme. Le trafic est nul. L’eau est presque lisse. Le ciel est couvert et c’est une chance, sinon j’aurais eu le soleil de face pour prendre des photos.

.   Maintenant ce sont deux heures d’émerveillement qui s’offrent à nous.

.   Le premier spectacle n’est pas le meilleur. Mais le squat sous le périphérique est quand même un squat de luxe.

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.   Premier coucou de la Tour Eiffel. Au premier plan, une centrale à béton..

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.   Etonnés et incrédules des touristes nous souhaitent le bonjour et un bon voyage.

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.   La Tour Eiffel se raproche.

.   Tout à l’heure c’était la centrale à béton, maintenant ce sont les toupies à béton qui se sont installées sur la berge devant le Pont Mirabeau. Il faut dire que depuis Rouen l’activité béton a été très présente autant avec l’installation de cimenteries qu’avec le mouvement des péniches pour le transport. Rien d’étonnant : Paris et sa banlieue sont des ogres et des obèses qui se nourrissent de ciment.

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.   Salutation à la statue de la liberté avant de passer sous le Pont de Grenelle. Avec un peu d’imagination, on pourrait se croire à l’approche de Manhattan sur l’Hudson . Un autre beau fleuve que j’aimerais bien descendre.

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.   Toujours la Tour Eiffel en point de mire. Elle nous attire comme l’amer qui  guide le marin en mer. 

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.   Elle joue à cache-cache avec les ponts. Maintenant c’est avec le pont ? Avis aux connaisseurs qui pourront me renseigner.

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.   Plus loin c’est avec le Pont de Bir-Hakeim.

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.   Enfin le pied de la Tour Eiffel. Je ne la croyais pas si près de la Seine.

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.   Les sculptures nous saluent du haut de leur marche. Quelques coups de pagaye et nous aurons traversé le Pont de Iéna.

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.   Le Zouave du Pont de l’Alma nous rassure en passant. « Je n’ai pas les pieds dans l’eau. Vous pouvez y aller en toute sécurité les gars ».

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.   A notre gauche, le Grand Palais, tout beau depuis sa récente rénovation.

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.   Nous sommes au Pont des Invalides qui affiche avec fierté son écusson à la gloire militaire.

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.   Puis nous arrivons au Pont Alexandre III. On a tout le temps d’en admirer les détails.

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.   Pont de la Concorde. Au fond, l’obélisque de la Place de l’Etoile.

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.   Au débouché du pont, on découvre une passerelle dont j’ignorais l’existence : la passerelle Léopold-Sedar-Senghor. Bel hommage à un écrivain et homme politique Sénégalais.

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.   Un coup d’oeil en arrière et l’on comprend d’où vient le bruit de moteur lointain. C’est une immense péniche qui avance lentement vers nous. Comme sa vitesse est réduite et que nous progressons à 5 km/h, il lui faut du temps pour nous rattraper.

.   Tout le monde est en veille sur le canal 10 de la V H F. Nos amis de la protection civile envoient un message pour signaler sur la rive gauche un groupe de kayakistes bretons et saluer à l’occasion leur performance, à l’adresse du batelier.

.   Peu après, c’est une masse impressionnante qui débouche sous l’arche du Pont de la Concorde.

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.   De plus près, la passerelle Léopold-Sedar-Senghor tout en légèreté.                                              

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.   Le prochain pont c’est le Pont Royal.

.   A sa droite l’ancienne gare d’Orsay avec sa façade caractéristique de la belle époque de la construction du chemin de fer de la Compagnie d’Orléans. Depuis c’est devenu le Musée du même nom.

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.   En face sur l’autre rive, le musée du Louvre.

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.   Détail du pont. C’est du solide.

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.   Michel bavarde avec nos compagnons de la protection civile. Ils sont là sur la Seine. Tranquilles. Ils randonnent tout simplement. L’allure est bon enfant. Portés par l’eau. Ils flânent au coeur du centre historique de la France.

.    Il faut dire aussi  que la présence de la protection civile nous a épargné toute préoccupation au regard de la navigation dans Paris et de ses pièges qu’elle pourrait cacher. Pour notre confort, le moteur puissant du zodiac qui tourne au ralenti avance quasiment sans bruit.

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.   Pendant ce temps, on nous attend au quai Malaquais. Toujours rien à l’horizon.

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.   On bavarde entre amis. Apparament sans impatience.

.   Parmi eux, un personnage de marque qui nous fait l’honneur d’être là, le maire de Billiers (une petite commune du bord de mer, connue pour sa pointe et son port. Elle jouxte Arzal d’où nous sommes partis) 

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.   Sur les kayaks on sent que la fin est proche. On passe sous le Pont du Carrousel. Au loin on distingue la Passerelle des Arts.

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.   Fini l’attente sur le quai. Les voilà.

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.   Ils approchent.

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.   Ils sont tout près.

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.   La rampe du quai Malaquais où nous devons débarquer est maintenant devant nous.

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.   Au delà de la rampe et derrière la Passerelle des Arts, on distingue la pointe de l’ïle Saint Louis où sélève la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

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.   Fin de la Grande Randonnée Kayak. Tout le monde a débarqué, kayaks et kayakistes, au centre de Paris (pas tout à fait, nous ne sommes qu’au PK 2).

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.   Mission accomplie pour nos amis de la Protection Civile. Leur sourire fait plaisir à voir. Ils ont été associés à notre étape finale et nous en sommes tout contents.

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.   On me fait une haie d’honneur. Sur le coup je ne comprends pas ce qui se passe. Heureusement que Michel est là pour m’aider à remonter mon kayak. Dommage que ma tête soit encore encore embarassée d’un reste de stress, sinon j’aurai simulé la peur de recevoir un coup de pagaie. Après avoir ramé pendant plus de 1600km, mes compagnons auraient pu avoir envie de se venger.  

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.   Maintenant, place aux musiciens et à la chanson rédigée par le poète Bernard, l’homme à la moto. Un moment chaleureux.

.   On se prépare.

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.   C’est parti.

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.   Le texte à la main.

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.   Place à la famille et aux amis. Maintenant on peut papoter.

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.   et se restaurer. La remorque de Michel se transforme subitement en buffet.

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.   Photos souvenir.

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.   La G R K ? Qu’est-ce donc que la Grande Randonnée Kayak ? Une histoire de nomades, épris de grands espaces et de liberté ? Ou plus simplement une histoire de rêveurs et d’enfants attardés ?…

                                  

 

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- La Grande Randonnée Kayak : Arzal/Paris-Notre-Dame . 16e étape : de Bonnières-sur-Seine à Saint-Denis. 12 au 15 août 2011

Posté par jochaud le 1 septembre 2011

.   Ma chère Pierrette,

.   Tu n’as pas pu assurer la logistique de cette troisième étape sur la Seine. Je vais donc essayer de te faire revivre notre promenade.

.   Je suis parti avec quelques préoccupations que j’ai essayé de garder pour moi. Serions-nous à l’heure au rendez-vous fixé avec la journaliste de Ouest-France à la Roche-Guyon  ? Il va falloir traverser 3 écluses  : la manip ne sera-t-elle pas être trop compliquée ? A l’approche des grandes villes, trouver des lieux de bivouac va devenir de plus en plus difficile, sans même parler  d’espace sympa ; pour compléter le tout,  la hauteur des berges et surtout leur aménagement presque verticaux compliquent sérieusement les débarquements.

.   Enfin on verra bien. Chaque chose en son temps. La bonne humeur est là et on a toujours trouvé des solutions « sur le tas ».

.   Pour ne pas laisser la voiture et la remorque trois jours durant sur un parking de Bonnières-sur-Seine, la soeur de notre amie Joëlle de Séné et son mari sont venus les récupérer pour les mettre à l’abri chez eux à Vernon. Tu pourras distinguer sur la photo Jean-Claude, un grand monsieur élégant qui n’a pas pris le déguisement des kayakistes.

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.   J’ai même commis un grave impair à son égard ; j’ai oublié d’apporter en remerciement quelques cadeaux de bons produits bretons et de ma production apicole . Mais on trouvera bien l’occasion de réparer ça.

.   Départ de Bonnières vers 12h. Le ciel est bien chargé mais pour l’instant il ne pleut pas.

.   Rapidement nous apercevons à l’horizon une haute falaise. Probablement la Roche-Guyon. On devrait y être plus tôt que prévu. En vérifiant après coup, je réalise que nous avions non pas 15 km à parcourir mais 7km.

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.   C’est bien cela. Une tour médiévale émerge des arbres. En se rapprochant on y distinguera au pied  un château de construction beaucoup plus récente.

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.   Juste avant, nous avons aperçu pour la première fois des habitations troglodytes sur les bords de la Seine.

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.   En approchant de la berge,  nous apercevons Florie, la journaliste et son collègue photographe, Stéphane. En répondant à son appel téléphonique, un quart d’heure plus tôt, je l’ai rassurée sur notre ponctualité. Dans la manip pour récupérer mon portable sur l’avant du kayak, j’ai failli faire tomber plein d’objets précieux rangés dans des boîtes.  Seule ma carte a sombré à tout jamais.

.   Interview et pique-nique à l’abri des arbres pour se protéger de la pluie.

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.   Séance photos.

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.   Deux heures d’un travail sérieux pour un bel article, très fidèle à l’esprit de la Grande Randonnée Kayak. Une publication dans un espace de choix : la dernière page du journal de l’édition du jeudi 18 août du Ouest-France qui tire quotidiennement à 800 000exemplaires.

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.                    (cliquer sur l’article pour l’agrandir)

.   On repart. Il est 15h passé. Au fond, des belles falaises qui culminent à 140m. Juste à l’arrière, il y a un une piste d’avion. Des planeurs y décollent, tirés par un treuil. Nous en voyons trois successivement. Cela me rappelle la performance d’un parapente, parti de la région par des conditions exceptionnelles, il y a deux ou trois ans. Il est arrivé près de Nantes. Il aurait même pu aller plus loin, mais il aurait dû alors emprunter un couloir aérien interdit et son vol n’aurait pas été homologué.  

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.   Alexandre veut profiter du vent arrière.

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.   Le lent déplacement des péniches est toujours aussi agréable à regarder. Elles s’avancent tranquilles et puissantes, troublant juste la surface de l’eau. Le fleuve est un vieux compagnon qui les accompagne et qui les porte doucement. Pas de mouvement brusque. Une longue trajectoire qui suit parfaitement le cours du fleuve. Il ne faut pas le troubler. Les péniches sont des compagnons du fleuve. Elles ne veulent pas le déranger, seulement glisser pour faire corps avec lui.

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.   Bientôt l’église de Vetheuil.

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.   Avec un peu d’imagination ma chère Pierrette, tu vois près de nous une oeuvre d’art colorée. Si je t’assure, c’est un vieux bac qui attend le passage de César pour être compresser.

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.   Des sacs plastiques accrochés dans les arbres, ce n’est pas beau mais ils nous renseignent sur la vie du Fleuve. La hauteur de la dernière crue a dû dépasser  le niveau actuel d’au moins I,50m. De quoi faire couler beaucoup d’encre dans les journaux.

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.   Curieux. Les bords de Seine sont encore habités par des tribus animistes qui élèvent un autel en l’honneur de l’âme du fleuve.

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.   Enfin l’écluse de Méricourt au loin. Quelle surprise va-t-elle nous réserver ?

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.   Les dimensions sont toujours aussi impressionnantes.

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.   Pas d’escalier pour monter la berge. La V N F n’est quand même pas très sympa.

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.   Un portage de plusieurs centaines de mètres. Heureusement chacun a son chariot. Ne nous plaignons pas trop ; il y aura une cale pour la descente.

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.   Méricourt sous le soleil couchant avec un grand hôtel en haut de la falaise.

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.  Il n’est pas très tard mais l’équipe préfère  rechercher dès maintenant un lieu de bivouac. Nous n’avons fait que 20 km aujourd’hui.

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.   Bernard  flaire quelques lieux sauvages et solitaires . La troupe le suit,  traversant une passe gardée par des pêcheurs. Derrière, un grand étang (l’eau a envahi le creux laissé par une ancienne carrière de sable) qui flamboie au soleil couchant.  Fini le fleuve. On pénètre dans la forêt. Solitude et silence des lieux, aux portes de Paris.

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.   Bernard devient subitement soucieux : comment monter la berge ?

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.   Facile. Il suffit de prendre un peu d’élan et la pirogue se transforme en  kayak sauteur.

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.   Des cendres témoignent d’un foyer abandonné. Serait-ce l’indication d’une fréquentation régulière des lieux. Un indigène passant par là avec son char motorisé nous rassure : « quasiment personne ne vient là ».  Notre premier bivouac sera paisible.

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.   Samedi 13 août : départ un peu avant 9h. C’est toujours long de lever le camp. Il faut une bonne heure et demie.

.   Un premier village Robelloise.

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.   Puis un château.  Yves croit distinguer Moulinsard, le château de Tintin. Vérification faite sur la carte, c’est plus simplement le château de Sully à Rosny sur Seine.

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.   Le temps est maussade aujourd’hui.

.   Malgré cela, une petite maison éclate de lumière sous la pluie.

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.   Couleur du matin après l’averse.

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.   La fantaisie est toujours à l’oeuvre. A chacun son idée pour aménager son petit truc.  

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.   Un coup d’oeil ici, un coup d’oeil là, et les bords de Seine prennent des allures de parc aménagé.

.   Vol de canards.

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.   Bonsaï géant.

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.   Nénuphars des impressionnistes.

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.   Congrès de cygnes.

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.   Bassin aménagé et natures mortes.

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.   Mais la civilisation se rappelle à nous. La ville ne devrait plus être loin.

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.   Enfin la collégiale de Mantes. Surprenant. Une colerette de dentelles aux pieds des tours.  On croirait reconnaître des colonnades à l’italienne.

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.   Visite touristique.

.   La collégiale.

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.   Une histoire de chien à l’entrée de la ville.

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.   La Tour Saint-Maclou.

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.   Petite pause. La troupe, fidèle à elle-même s’installe sans complexe et chacun fait ce qui lui plaît.

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.   En repartant nous sommes tout contents de retrouver un panneau d’indication kilométrique. Nous n’avions pas vu depuis longtemps.

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.   L’agitation se rapproche.  Au fond de la courbe, l’autoroute sonorise la falaise. Le TGV y trace sa ligne.

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.   Sur l’autre rive, Beaubour à la campagne (c’est la centrale électrique de Porcheville).

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.   Alexandre profite à nouveau du vent qui a forci.

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.   La cimenterie de Gargenville.

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.   On y découvre que l’avenir est aux péniches silencieuses, si elles savent faire leur pub.

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.   Un petit exercice de calcul ma chère Pierrette. Si une péniche transporte 2630 tonnes, cela fait combien de camions de 25 tonnes.

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.   Si un camion mesure 17,50mètres et que chaque camion roule en gardant une distance de 50m, une péniche de 79m supprime une colonne de combien de camions ?

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.   Arrêt déjeuner tout près de Flins, célèbre pour ses usines Renault. Bernard a le regard lointain. Son esprit est gagné par les souvenirs de son enfance qu’il a vécue dans la région.

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.   On repart mais en choisissant un bras secondaire . Une île de 5km qui nous fait découvrir un tout autre paysage. C’est le Bras de Mézy. L’ambiance est totalement différente. Les riverains ont investi les berges  avec beaucoup de goût.  

.   Je te propose Pierrette d’avancer doucement comme nous et de te laisser émerveiller par l’allure scandinave des lieux. Des chalets qui n’ont rien à voir avec des demeures prétentieuses. Des jardins bien aménagés et fleuris. Des pontons impeccables avec des bateaux entretenus.

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.  Tu vas découvrir comme nous le nom de l’île, un nom bien approprié. 

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.   Le bac la dessert à partir d’Apremont.

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.   Changement de décors rive droite. Nous approchons de Meulan.

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.   Les Portugais y ont aussi laissé leur touche de convivialité..

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.   Au coeur de Meulan, l’équipe s’interroge et hésite à passer sous le vieux pont. Le bras débouche-t-il bien sur la Seine ? L’abondance de végétation sur l’eau laisse présager d’une absence de courant et d’un éventuel barrage en amont. Renseignement pris auprès d’un pêcheur : ça passe. 

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.   Fini le bras secondaire, retour sur la Seine. Qu’est-ce donc que ce grand bâtiment qui se dresse devant nous ? Renseignements pris, c’est bien un site d’activité rattaché à Ariane Espace, situé aux Mureaux. Un environnement exceptionnel

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.   En face de nous une très belle courbe avec un paysage accidenté. Nous sommes devant Vaux-sur-Seine. En regardant la carte, nous constatons sans surprise que le GR 1 et le GR2 passe par là.  

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.   Nouveau bras secondaire que nous espérons à nouveau pittoresque.

.   Les péniches ont bonne allure. Certaines donnent même dans le design.

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.   Fin de l’île nous retrouvons le cours principal de la Seine.

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.   A l’extrémité de l’île une petite plage suggère à Yves d’aller explorer l’endroit pour un éventuel bivouac.

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.    Son intuition a été bonne. Le bivouac s’installe dans un petit paradis. 

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.   L’endroit m’étonne quand même un peu. J’ai l’impression d’être dans un espace privé. Mais non! Nous apprendrons par un indigène que nous sommes dans un endroit particulier, l’ïle du Platais, riche de toute une histoire.

.   Plus précisément, le bivouac est  installé sur un espace de la V N F qui se le réserve pour stocker du matériel quand elle a  des travaux à réaliser dans le secteur. 

.   Les lieux conservent un espace du temps passé. Installation sportive, grande prairei centrale et petits bungalows d’origine.  Pour la petite histoire :

 « en 1927, deux frères médecins « hygiénistes » Gaston et André Durville, créent le Domaine de Physiopolis dans l’Île de Platais. Près de 10 ans avant l’instauration des congés payés, ils sont les précurseurs de la société des loisirs. Dans la revue de la Société Naturiste, qu’ils ont fondée, ils exposent leur philosophie : la vie en harmonie avec la nature et le développement du corps par les exercice sportifs. Une île de la Seine, protégée par un rideau d’arbres, accessible uniquement par bateau, constitue le meilleur cadre pour mettre en pratique leurs idées. Les habitants de la « cité de la nature », comme on l’appèle parfois alors, sont logés dans des tentes. » (extrait de :  histoires.villennes.free)  

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.   Petite promenade le soir à la guinguette. Soirée animée et tout à fait inhabituelle dans les pratiques de la Grande Randonnée Kayak. C’est l’effet Île de Platais où nous devenons les citoyens d’un jour.

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.   3ème jour. C’est dimanche. Départ en cadence.

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.   et dans la bonne humeur,

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.   Nous choisissons le bras secondaire pour la promenade de ce matin. Nous allons longer « l’Île des Milliardaires » pour reprendre l’expression locale. 

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.   En réalité toutes les propriétés sont cachées. Nous ne verrons guère qu’une belle végétation et quelques vieilles demeures.

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.   En revenant sur le cours principal de la Seine, nous mesurons une fois de plus les dimensions des péniches.

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.   Maintenant ma pauvre Pierrette, les piles de l’appareil photo sont vides. Pas de souvenir de Poissy dont je ne reconnais pas le pays. Quand nous avions repéré ensemble les lieux il y a quelques semaines, j’avais dû mal m’orienter à cause des boucles. En remontant la Seine en kayak, ce que je pensais découvrir sur ma gauche, je l’ai trouvé sur ma droite. Perturbant.

.   Avec les boucles de la Seine et la progression lente du kayak, on a vite fait de perdre le Nord, à plus forte raison sous un ciel très nuageux qui occulte complètement le soleil. On s’imagine toujours se diriger vers l’Est. La réalité est tout autre. A un moment, on progresse dans une direction. Un peu plus tard, en vérifiant sur le compas, on réalise que nous suivons une direction inverse.  

.   Bientôt l’écluse d’Andrésy.

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.   Contrairement à l’écluse précédente, il y a un escalier pour monter sur la berge.

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.   L’équipe part en chariotant avec entrain. Elle pense trouver rapidement une cale de descente en amont de l’écluse

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.   Si tout se passe bien, l’éclusage de la péniche qui vient d’arriver devrait prendre plus de temps.    

.    Avec un équipement peu commun et sans complexe, Patrick pénètre par voie terrestre sur le territoire de Conflans-Ste-Honorine.

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.   Un indigène confirme qu’il faut seulement marcher 2 à 30om pour trouver un escalier de descente. Est-il bien crédible ?

.   Toujours pas de cale. Les berges sont verticales et aménagées avec des pales planches de plus de 4m.  Nous trouvons bien  les escaliers qu’un indigène nous avait indiqués à 200 ou 300m. Mais ils sont aux pieds des passerelles d’accès aux pontons.  Tout ça est  impraticable avec les kayaks.

.    La plaisanterie va durer près de 2km.

.     Enfin un escalier aménagé pour les pêcheurs. Le quai est un peu haut. Avec un peu de précaution le cauchemar va prendre fin.

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.   Le port de Conflans déborde de péniches. Des jeunes, beaucoup de vieilles. Des belles, des moches. Et très peu qui naviguent.

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.   Il y a même une place pour les collectionneurs de matériel de pompier.

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.   On ne peut pas rater le champion au concours du mauvais goût.                                                 

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.   Retour dans la campagne. Une maison normande a réussi à survivre dans la grande banlieue parisienne.

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.   Nouvelle cimenterie, la taille de ses installations impressionne toujours       

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.   Sur notre droite, une guérite de l’Hippodrome de Maison-Laffite. A sa vue, le kayak de Patrick sent la ligne d’arrivée et s’emballe subitement.

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.   Nous sommes au milieu de la verdure mais la banlieue parisienne tient à manifester l’entrée sur  son territoire avec ses trains et leur bruit familier.    

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.   Derrière le pont, l’horizon est surprenant : une campagne bien verte. Pourtant notre direction  c’est  St-Germain-en-Laye.                                                                  

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.  Pause collation à la Vaudoire. De loin, on avait repéré une belle cale pour s’arrêter (ce qui n’est pas très fréquent sur les bords de Seine). Vues de près, les choses apparaissent beaucoup moins confortables. Il y a un seuil de 50cm et des installations étranges pour faire glisser les barques ; tout pour faciliter le chavirage d’un kayakiste fatigué.

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.   La troupe repart.

.   Les ingénieurs ont dessiné de belles courbes pour faire passer la A 14 au-dessus de notre tête.

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.   Je pense que maintenant nous sommes définitivement entrés dans la banlieue. Au loin les immeubles du Pecq.

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.   Un mélange de constructions récentes et plus anciennes nous laissent à penser que nous pénétrons dans le coeur de la ville.

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.   Les péniches transformés en habitations envahissent à nouveau les berges. Il faut dire que c’est un endroit privilégié. L’eau, la verdure, un environnement boisé et sauvage sur un relief accidenté. Quelques beaux modèles de péniches rendent l’endroit très chic.

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.   On approche de Bougival. Peut-être reconnaîtras-tu, Pierrette, l’écluse que nous étions venus voir, il y a peu de temps pour reconnaître les lieux.

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.   L écluse est un peu ancienne, témoin l’architecture de la guérite du bon vieux temps des gardiens . Cette écluse qui dessert le bras de la rive gauche ne doit plus guère servir. 

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.   Nous nous dirigeons vers l’écluse de l’autre bras, celle de Chatou qui se trouve plus en amont. Bernard préfère cette option pour éviter les nuisances de l’autoroute qui passe rive gauche.  Nous longeons sur notre droite l’Île des impressionnistes. Mais impossible d’y débarquer. Les berges sont verticales et font bien 4m de haut.

.   Le coin doit être apprécié. On y trouve une enfilade de belle demeures.

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.   Enfin, l’écluse de Chatou. Il est 19h passé.

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.   Tout est bien haut autour de nous. Heureusement nous apercevons sur la gauche une cale de descente qui va jusqu’à l’eau .

.   Rapidement le bivouac est installé sur une plateforme qui a été utilisée pendant plusieurs mois par des SDF, nous apprend le pêcheur qui occupe les lieux. Mais nous, nous ne sommes pas des SDF mais des nomades.                                            

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.   Aujourd’hui, lundi 15 août : est-ce l’effet de la fête de la Vierge : lever avant 6h pour être à l’eau avant 8h.

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.   Promenade matinale des nomades, rue du Port à Chatou. 

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.   Très grands travaux au déversoir de l’écluse pour faire fonctionner par des vérins gigantesques les portes des trop-pleins.

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.   On n’avait pas connu depuis longtemps un départ aussi confortable et sous un ciel bleu pour la première fois du Week-End.

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.   Les péniches transportent de tout. A toi de deviner le contenu, Pierrette.

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.   Maintenant tu peux te reposer en regardant l’enfilade des ponts.

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.   Une tente sur la berge. Un SDF s’est installé sur la rive droite.                                                    

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.   On part à gauche ? On part à droite d’où semble partir un bras secondaire ? On hésite un peu. Vérification faite sur la carte, le bras de droite ne débouche pas. C’est l’entrée du port de Genevilliers. Sa visite serait intéressante si nous en avions le temps ;  ses quais totalisent plusieurs km.

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.   Nous sommes maintenant en pleine banlieue. La végétation reste encore bien présente. On n’imaginerait pas que Epinay-sur-Seine se cache  sur notre gauche derrière les arbres.

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.   Une petite surprise sur le haut des branches: des cormorans qui sont venus s’installer jusqu’ici. Ils sont reconnus pour vivre dans des zones poissonneuses. C’est peut-être un bon indice sur la qualité de l’eau.

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.   Nous venons de nous engager dans le bras secondaire de la grande Île de St-Denis, 7km de long. Rapidement nous passons sous de gros équipements et je suis tout content d’y trouver un portique portant l’inscription « Paris », le nom d’un fabricant de construction métallique bien connu de Nantes.

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.   Plus loin un chantier naval, un vrai. Nous n’en avions pas vu depuis longtemps.

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.   Une nouvelle ville de banlieue sur notre droite au nom bien connu : Villeneuve-la-Garenne.

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.   Quelques modèles originales sur une enfilade de péniches de plusieurs km.

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.   Instant d’émotion : la Tour Eiffel à l’horizon.

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.   Depuis 1h que nous sommes entrés dans le bras secondaire le long de l’Île St-Denis, toujours pas de cale, ni même de quai de moins de 50 cm pour s’arrêter faire une pause. Pagayer 3h non stop, ça commence à faire long. Pourtant nous avons croisé 2 skiffs. Il doit bien y avoir un quai de débarquement quelque part.

.   Encore 1/4h et je crois distinguer l’endroit convoité à l’horizon.

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.   C’est bien ça : un magnifique ponton pour avirons. Les copains s’y installent avec leur sans-gêne habituel. Ils n’ont pas encore réalisé que le fleuve sauvage c’est fini. Maintenant c’est le monde civilisé et ses bonnes manières.   

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.    On ne pouvait pas espérer meilleur endroit. Une fois, les escaliers remontés, nous avons là-haut tout l’espace nécessaire pour ranger la voiture et la remorque, et  y installer les kayaks. En t’indiquant précisément ma chère Pierrette l’adresse du club d’avirons, le Rowing Club où nous sommes à l’extrémité Sud de l’île,  tu nous retrouves sans difficulté par le truchement du G P S. Un grand merci à toi.

.   Même là, les manouches ne peuvent s’empêcher de s’étaler et de s’asseoir sur le trottoir pour pique-niquer.

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.   Quelques minutes de repos et les manouches ont muté en Daltons, fins prêts pour  parcourir les 25 km restants, les samedi et dimanche, 10 et 11 septembre 2011. 

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.   Fin. Il est temps. Je commençais à trouver la plaisanterie un peu longue de tout ce barratin. J’espère, Pierrette que tu auras pu le lire quand même jusqu’au bout. Si oui, tu mérites vraiment toute ma gratitude.                                           
             

                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Grande Randonnee Kayak : Arzal-Vannes/Paris Notre Dame, kayak de mer, kayak sur la Seine | 1 Commentaire »

- La Grande Randonnée Kayak : Arzal/Paris-Notre-Dame . 15e étape : de Rouen à Bonnières-sur-Seine. 11 au 13 juin 2011

Posté par jochaud le 23 juin 2011

.   Bonjour Catherine,

.   Tu nous vois partir avec nos kayaks et toi tu restes à la maison. Paris approche. Il est grand temps que je te fasse le récit de l’une de nos promenades.

.   Aujourd’hui c’est la 15ème étape. Elle part de Rouen..

.   Vendredi après-midi nous rejoignons La Bouille pour installer notre bivouac au même endroit qu’au dernier soir de l’étape précédente.

.   L’arrivée par la route donne une belle perspective des lieux que je n’avais pas perçue la fois précédente de mon kayak.

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.   Comme nous sommes en avance, nous en profitons pour repérer la cale du bac d’où nous prévoyons de partir demain matin. L’endroit est situé un peu en aval du point d’arrivée de l’étape précédente mais il sera beaucoup plus confortable, même s’il faut ramer 20mn de plus. Tout ça met l’équipe de bonne humeur.

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.   Raphaël, notre caméraman qui va nous accompagner pour réaliser un troisième film, profite de l’instant pour réaliser de la berge une première prise de vue.

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.   Longer la Seine fait découvrir aussi un autre paysage. Celui d’une Normandie agricole avec une végétation toujours verte et abondante.

.   Des bêtes bien grasses et qui plus est, abritées dans des granges, « très certainement » classées monuments historiques.

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.   Les champs de céréales.

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.   La culture de betteraves.

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.   Moins spécifiquement normand : le jardinage entre la berge et la voie ferrée. Un brin de poésie dans un environnement hautement industrialisé.

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.   Tout à coup nous découvrons les risques  que nous avons encourus à l’étape précédente et, qui sait, auxquels nous serons confrontés demain.

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.   Autre particularité d’un pays où l’on a le sens de l’économie paysanne : les jardins publics sont plantés de cerisiers. Les grands enfants se régalent et font provisions pour les jours suivants.

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.   Après la visite des berges, retour au lieu du bivouac. L’endroit est toujours aussi paisible et majestueux avec la dimension du fleuve et la taille des paquebots qui donnent l’impression de glisser doucement à portée de mains.

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.   Samedi matin lever à 6h. Il faut profiter au maximum du courant montant et faire de longues journées. En deux jours et demi, réussirons-nous à faire les 127km qui permettraient d’atteindre la 3ème écluse, celle de Méricourt, située au km 121  de Notre-Dame-de-Paris ?

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.                                         (On peut cliquer sur la carte pour l’agrandir)

.   Le départ de la cale du bac de Dieppedale, en aval du port est un peu compliqué. On n’a pas le droit de partir de là, au regard de la règlementation, « dixit » le pilote du bac. Il faudrait une autorisation du département. Après un long palabre (sans bakchiche) : « vous pouvez partir, mais c’est exceptionnel. La prochaine fois, il faudra obtenir une autorisation. »

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.    Départ du kayak double piloté par Jean-Pierre avec devant Raphaël, le caméraman de service.

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.    Enfin l’équipe commence à prendre le large : Michel, Yves, Pierre et Bruno qui a réussi à se libérer et avec lequel j’avais fait la dernière et très belle  étape de Bretagne, la n°10. Il faisait presque nuit quand nous avions passé le Cap Fréhel.

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.   Visite du port. Rouen est le premier port céréalier de France.

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.   J’aime beaucoup le gigantisme des installations. J’y trouve une esthétique dans l’harmonie des volumes et des lignes.

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.   Le célèbre pont Gustave Flaubert dont le tablier se relève pour le passage des cargos.

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.   Promenade dans la ville. A partir des quais, Pierrette regarde la flotille des kayaks passer.

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.   Passé ce pont, nous ne croiserons plus que des péniches. Péniches de transport et quelquefois péniches pour touristes aux allures de paquebots.

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.   Face à nous, le bâtiment du conseil général. Son inscription sur le pignon me permet de réaliser que nous sommes dans la Seine- Maritime.

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.   Pendant ce temps, Pierrette visite la ville pour nous.

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.   Sur notre gauche, dernier bâtiment de la ville avant la campagne. Les architectes locaux doivent faire des complexes devant les architectes navals.

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.   Retour de la campagne normande, verdoyante, jouflue, vallonnée, parfois verticale et abritant quelques joyaux.

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.                                   (L’église à flanc de rocher doit être celle de St Adrien, à 5km au sud de Rouen)

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.   Fleurs et onde tranquille.

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.   Puis tout d’un coup, dernière un méandre, le retour des installations insdustrielles.

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.   Plus loin, le dessin de trois tours qui marque le territoire d’une usine de traitement des déchets.
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.   Enfin une commune qui se signale : Oissel-sur-Seine C’est bien agréable de savoir avec précision où nous sommes. Contrairement à l’aval de Rouen nous trouverons très peu de signalisation des lieux, ni de kilométrages. Il y a quelques dizaines d’années, Oissel avait sa plage de sable. 

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.   18km en moins de 3H pour arriver là, ce n’est pas trop mal.

.   Un peu plus loin l’autoroute des voitures croise l’autroute des péniches.

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.   Pas étonnant que l’on appelle les ponts « les ouvrages d’art ». J’ai toujours beaucoup à saisir la meilleure perspective, le meilleur jeu des lignes.

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.   On parle de forêts tropicales aux arbres gigantesques que dire de la forêt normande ?

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.   C’est en regardant après coup que je réalise que nous sommes passés devant un site connu., « les Roches d’Orival ».

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.   Du fleuve, la perspective est certainement meilleure que d’un chemin de randonnée.

.   Curieux instrument de mesure. Comme pour nous, ma chère Catherine, à toi de trouver l’explication.

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.   Orival qui se cache au bout des Roches du même nom. C’est  dommage de vouloir faire de la distance sans prendre le temps de visiter. Il faudra y revenir de la route.

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.   Les restes d’une péniche en ciment.

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.   Elbeuf.

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.   On croise un gros porteur : deux chalands devant un pousseur. C’est plus de 70 conteneurs d’un coup.

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.   Première rencontre de  pêcheurs sur la berge. Contrairement à l’aval de Rouen, les riverains commencent à fréquenter le fleuve.      

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.   L’autoroute coupe le deuxième bras de la boucle de la Seine. Soit un nouveau pont à moins de 5km d’interval. Les caprices de la Seine coûtent cher aux Ponts et Chaussée.      

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.   Signalisation étrange: pourquoi passer de la rive droite à la rive gauche ? On a à imaginer une réponse : avec ces changements, les navires montants sont toujours à l’intérieur de la courbe où le courant descendant est moins fort. La réglementation a peut-être voulu avantager les bateaux montants qui doivent contrer le courant. 

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.     L’église  Notre-Dame-des-Arts à Pont d’Arche.

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.   Juste après, première pause « syndicale » de l’après-midi.

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.   Des indigènes s’activent près de l’eau. C’est la première fois que nous voyons des gens s’amuser sur la berge. Après les pêcheurs, les riverains continuent, sous d’autres formes, de s’approprier le fleuve.

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.   A l’horizon, la Seine amorce une grande boucle. Une construction semble barrer le fleuve. C’est peut-être l’écluse ?

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.   Sur l’autre berge, une belle maison, ancienne ou reconstruite ? Aurait-elle donné son nom à sa commune qui s’appelle « le Manoir ».

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.   C’est bien ça : nous sommes arrivés à l’écluse d’Amfreville.                                 

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.  La berge est haute. Heureusement qu’il y a un bon escalier.

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.   Les installations n’ont rien avoir avec celles du canal de Nantes à Brest auxquelles je suis habitué. Les dimensions ne sont plus les mêmes.

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.   Là, c’est du sérieux. On ne laisse pas les choses à l’abandon. J’ai découvert en préparant la remontée de la Seine qu’il existait un service spécialisé pour les canaux, « les Voies Navigable de France » (V N F pour les habitués). Le service semble être animé d’un grand enthousiasme depuis que le tout transport routier n’est plus en vedette.

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.   L’endroit est sympa. Une guinguette. On se met à rêver au siècle passé avec ses chanteurs et ses peintres amoureux des bords de Seine. 

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.   Autre objet de rêverie plus contemporain : le vol des parapentes au-dessus de la colline toute proche qui culmine à 144m..

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.   Pierrette, la logisticienne de service a trouvé un endroit agréable pour le bivouac. Il y a en plus une cale toute proche qui facilitera grandement le départ de demain matin.

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.

.   Dimanche 12 juin. Lever 6h30. Une légère brume lèche la surface de l’eau. A l’heure du petit déjeuner, le trafic sur la Seine a déjà commencé.

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.   On va même assiser à une manoeuvre qui nous paraissait compliquée. Le pilote du pousseur va la réaliser en un tour de main. Il faut désaccoupler les deux chalands puis les faire passer un par un à l’écluse qui n’est pas assez longue pour la totalité du convoi.

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.   Maintenant nous repartons dans une zone entièrement fluviale. En amont de l’écluse d’Amfreville, la marée ne se fait plus sentir. Très vite nous sommes dans un site encaissé appelé très justement « les Falaises de la Seine ». L’endroit est bien connu sous le nom de « Connelles » par les alpinistes qui viennent là faire de l’escalade.

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.   Puis en epruntant un bras secondaire du fleuve, nous avons l’impression de participer à un concours de la plus belle maison et du plus beau jardin.

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.   Tout près de la berge, un abri construit pour des bateaux et leur marins. L’habitante des lieux nous apprend que la bâtiment a été réalisé par Louis Renault, l’ancien fondateur des usines automobiles du même nom. La maison du maître qui a des allures de forteresse médiévale à été construite sur la hauteur de la falaise.  

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.   Témoignage d’une activité locale, moins bon chic bon genre : le bac qui sert à passer le matériel et les animaux pour gagner « l’Île aux Boeufs »

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.   Les arbres sont gigantesques. Devant nous se dresse un magnifique marronnier qui a choisi une forme en quenouille, bien plus élégante que celle des cours d’école.

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.   L’autre rive est plus populaire avec de nombreux pontons pour la navigation de plaisance.

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.   Un peu plus loin à St-Pierre-du-Vauvray, un Facteur Cheval a laissé libre cours à sa créativité sur les bords de la Seine.

.   Un quai avec amortisseurs, digne de Mike Gaver, permet d’accoster en douceur.

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.    Puis le paradis terrestre se dévoile devant nous.

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.    Mais les poètes ont la vie dure dans le pays, s’ils ne protègent pas leurs oeuvres.                               

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.   Un peu plus loin, nous rencontrons un premier groupe de pêcheurs, amateurs de nature sauvage comme les kayakistes.  sont  installés au bord de l’eau avec matériel et tente pour passer tout le week-end. La pêche a ses contraintes : c’est du non-stop, même la nuit.

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.   Au loin de grandes falaises que nous guettons depuis lontemps. Probablement celles de la célèbre petite ville des  Andélys, où rendez-vous a été donné à Pierrette pour la pause déjeuner. 

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.   C’est bien ça. On reconnait le château. Mais la courbe est longue anvant d’arriver.

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.   Les Andélys vu de la Seine.                             

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.   Arrivée du kayak de la technique.

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.   Le caméraman est fatigué.

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.   Visite de la ville.

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.   Repartir ou continuer à faire la sieste ? Les 5h30 de kayak de ce matin ont laissé quelques traces. Tout  près une péniche hôtel pour touristes immatriculée à  Bâle. Si les voyageurs sont partis de là , c’est un beau périple.

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.   Un peu plus loin en repartant, arrêtée au quai  une péniche colorée qui tranche avec les teintes habituelles.

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.   On retrouve nos amis les pêcheurs,  camouflés comme des commandos pour mieux s’immerger dans la nature.

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.   L’activité se révèle parfois très fatigante.           

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.    Faire monter le bétail sur un bac doit bien être aussi dur.  

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.   Repéré sur la carte, le pont nous laisse penser que la prochaine écluse ne devrait pas être loin derrière les arbres qui bouchent l’horizon.

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.   20 mn plus tard, nous sommes effectivement devant l’écluse de Port Mort que vient d’emprunter une longue péniche double.                           

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.   Nous avions imaginé un passage facile sur la rive droite en regardant la carte. Il y a bien une route mais elle est bouclée dans les installations. En face de nous, l’eau chute d’un barrage de 6 à 7m et les berges sont verticales.   

.   On traverse rive gauche en espérant trouver un passge plus accueillant. Effectivement c’est mieux : il y a un quai auquel on accède même par une petite cale. Puis un escalier.    

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.   Avec les chariots, on accède rapidement à une autre cale en amont de l’écluse.

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.   Il reste là une vieille borne, l’équivalent des panneaux routiers michelin d’autrefois. Des générations de bateliers ont été rassurés de savoir qu’ils étaient à 161km de Paris.

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.   Dernier parcours pour ce soir avec pour préoccupation : trouver un lieu de bivouac où Pierrette pourra nous rejoindre avec la voiture. Bruno s’avance vers un groupe de pêcheurs. Peut-être pourront-ils le renseigner.  Ils le voient arriver avec circonspection tellement ils ont peur pour leurs lignes. Ils sont quand même bien accueillants. « vous trouverez à 800m un parc public à l’abri de grands saules pleureurs. » L’un d’eux viendra même nous y retrouver 1h plus tard pour s’assurer que tout va bien.

.   Les saules pleureurs sont bien là.

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.   Le village est bien pittoresque, son nom aussi : « Pressagny-l’Orgueilleux ». Le clocher de l’église a subi un mauvais sort pendant la guerre.

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.    Il est 19h quand nous installons le campement. Discussion avec un indigène puis plus tard avec des Autrichiens. Il bruine par intermittence mais les arbres assurent une bonne protection pendant le repas et maintiennent ainsi la bonne humeur. Le barde fait résonner des aires bretons en pays normand, sans s’attirer les foudres de la population locale malgré la puissance de la bombarde. Mais le succès est malheureusement bien limité pour faire taire les grenouilles qui croassent sans retenue, au grand désespoir de ceux qui craignent pour leur sommeil.

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.   Au matin, tout est calme. Le ciel n’est pas trop menaçant. Malgré un lever à 6h30 des kayakistes, les pêcheurs se révèlent encore plus matinaux.

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.

.    Lundi 13 juin. Départ 8h. Il faut faire le plus de chemin possible avant de s’arrêter vers midi. On longe la forêt de Vernon. Tout d’un coup apparaît sur les hauteurs, au bout d’une large trouée dégagée dans les arbres, le château de la Madeleine.

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.   Le rythme est bon ce matin. Il est 9h passé quand nous arrivons à Vernon.

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.   Passé le pont, nous découvrons l’ancien ouvrage d’art. Certainement d’époque médiévale avec un bâtiment contigüe, suivant un usage   très fréquent de l’époque.

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.   Les anciennes piles résistent toujours.

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.   La péniche hôtel de Bâle a fait le même parcours que nous, sans doute hier soir.

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.   Des artistes locaux ont dédié un espace à l’art brut.

.        – L’arbre magique.

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.        – L’ancien hangar céréalier, repaint de couleur sombre et contrasté, a été transformé en maison d’habitation.

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.        – La péniche échouée devenue une création artistique mi-marine, mi-terrestre. Les volumes sont beaux. Il manque seulement quelques couleurs.

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.   Le cygne, gardien des lieux, surveille tout cela d’un air bougon.

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.   La Seine devient très large. Le tracé de la coline à l’horizon laisse deviner le départ d’une très grande courbe vers la gauche. Plus en avant les constructions sont les restes de l’un ancien barrage et de l’ancienne écluse de Port Villez.

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.   Pause « syndicale » du matin sur le parcours des impressionnistes.                     

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.   Une guinguette est toujours là, affichant des figures de la belle époque .

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.   Derrière la haie, il y a même un jardin potager qui ne manque pas de poésie impressionniste.

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.   Quelques beaux arbres aussi.

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.   Le groupe prend du bon temps en ce lieu qui a inspiré les peintres et stimule aujourd’hui la bonne humeur des kayakistes. La pensée de finir dans 2h l’étape n’est probablement pas étrangère à cette bonne humeur.

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.  Ma chère Catherine c’est en regardant la carte, que je réalise que nous sommes tout près de Giverny, le jardin de Claude Monet. Heureusement Pierrette nous a ramené quelques belles photos du jardin du peintre.

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.   Nouveau départ pour la dernière longueur. De loin on croit percervoir une trouée dans la forêt pour faire passer une remontée mécanique. Erreur d’un cerveau fatigué qui rêve de montagne et de ski. Il s’agit simplement d’une initiative de l’E D F pour faire passer sa ligne.

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.   Retour des bâtiments industriels. Bonnières -sur-Seine ne doit pas être loin.

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.   Nous sommes maintenant dans la ville avec une cale que l’on devine au loin. L’endroit paraît bien sympathique. Il devrait être facile d’y débarquer. Il y a en plus un parking à proximité. A quoi bon poursuivre sans être sûr de trouver mieux plus loin. Il est 12h30. Nous sommes à Bonnières-sur-Seine.  Ainsi s’achève la 15ème étape, au km 140 de Paris-Notre-Dame.

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- La Grande Randonnée Kayak : Arzal/Paris-Notre-Dame . 14e étape : de Ouistreham à Rouen . 22 au 25 savril 2011

Posté par jochaud le 26 mai 2011

.   Mon cher Bruno,

.   Pour te mettre dans l’ambiance de notre prochaine étape, prévue pour le week-end du 12 juin et à laquelle tu as prévu de participer, je vais te raconter notre 14 ème étape. Une belle performance. Nous n’avons jamais fait un aussi long trajet. Et puis, entrer dans la Seine après avoir longé les côtes de Bretagne puis de Normandie, c’était un moment fort de notre Grande Randonnée Kayak qui dure maintenant depuis plus de 2 ans.

.  Déplacement de 3 voitures aujourd’hui. Une première équipe (Alexandre, Michel et Jean-Pierre) part dans l’après-midi du jeudi 21 avril pour installer le bivouac chez Michel, à Lion sur Mer. Accueil fort sympathique soleil et apéritif.

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 .   Michel est le beau-frère de Bernard avec qui tu avais passé la Pointe du Raz. Il nous rejoindra samedi matin avec  Pierrette et Marie- France qui assureront la logistique des voitures.

.   Il y a quelques années, j’avais eu l’occasion de naviguer à l’Île de Bréhat avec le fils de Michel. Il m’avait parlé à l’époque de sa formation de souffleur de verre. Il a bien progressé depuis. J’ai pu voir aujourd’hui quelques unes des ses réalisations.

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.   Départ sans trop tarder le samedi matin après un bon petit déjeuner chez Michel. Yves, Pierre G et Pierre L nous ont rejoint hier soir. En regardant la plage la veille, Alexandre se souciait du portage qu’il allait falloir assurer. Heureusement l’un de nous a une subite intuition : détacher la remorque des kayaks et la rouler jusqu’à l’eau. On aurait pu y aller en voiture. Mais Jean-Pierre n’a pas voulu renouveler l’expérience du Sillon de Talbert où l’éleveur de lapins nous avait sorti d’une situation délicate en tractant notre voiture avec son 4×4. On voit les traces de roues de la remorque sur le sable.

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.   Adieu le « Lion sur Mer ».

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.   Bientôt devant nous, l’entrée du port de Ouistreham et ses installations.

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.   A Franceville-Plage, premier aperçu de l’architecture des célèbres stations balnéaires de la  Côte Fleurie de Normandie.

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.   Au loin Cabourg et Houlgate.

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.   On se laisse porter par le courant montant pour entrer dans la Dives et visiter le Port de Cabourg, rive droite.

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.   Mal nous en a pris. Les premiers font demi-tour rapidement. Le courant est tellement fort qu’il faudrait attendre la renverse pour revenir. Dommage, il faudra revenir pour  la visite du port et de la célèbre station balnéaire. Le cadre était pourtant bien joli.

.   Retour à Houlgate en pagayant bien fort.

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.   C’est quand même pas mal. Grand hôtel et casino. Nous sommes rassurés ; la vue correspond à nos clichés.

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. Arrêt pique-nique dans un endroit étrange. On a l’impression d’être au pied d’un glissement de terrain d’argile noire.

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.   C’est en repartant que je réaliserai où nous sommes.La côte est tellement étrange que je regarde la carte. Je comprends mieux maintenant. Nous sommes devant la fameuse côte, appelée « Les Vaches Noires ».

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.   Bruno, si tu regardes bien le kayakiste, peut-être reconnaîtras-tu notre ami Pierre L. Nous avions  passé ensemble le Cap Fréhel à la nuit tombante, lors de la 10ème étape. Et il faisait nuit noire quand nous étions passés au-dessous de Fort Lalatte.

.   Un peu plus loin, on distingue des géologues amateurs en train de chercher la pièce rare dans  les éboulis.

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.   La promenade continue. Mes photos sont meilleures. J’ai maintenant le soleil dans le dos et le ciel voilé a disparu. 

.   Villers-sur-Mer.

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.   Blonville.

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.   Un dernier petit coin de campagne avec de très belles villas avant d’arriver aux lieux les plus célèbres.

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.   Au loin Deauville et Trouville-dur-Mer.

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.   Curieux paysage. La topographie des lieux est identique à celle de Cabourg/Houlgate. Un petit fleuve, ici La Touques, sépare les deux villes.

.   C’est une foule en tenue de bain qui nous attend sur la plage. Et nous ne sommes qu’au 22 avril.

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.   Aujourd’hui, c’est aux kayakistes de jouer les vedettes sur les planches.

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.   Architecture locale : symétrie du dessin, ambiance cossue. Et green à l’anglaise.

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.   Nous ne sommes pas déçus. Deauville est fidèle à l’image que nous en avons.

Avec une dernière touche : fantaisie des couleurs, et légereté. Les cabines sont bien utiles pour se protéger du vent.

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.   L’entrée du port de Deauville.

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.   Alexandre va y interviewer le gardien de l’écluse. La carte indique à l’entrée de l’estuaire de la Seine une digue de 8 km au milieu de la mer. C’est l’inconnu et le souci  du jour.  Pourrons-nous passer entre la côte et l’extrémité Est de cette digue et éviter ainsi une galère qui obligerait à repartir en pleine mer pour ne pas échouer sur un banc de sable? Pour compliquer les choses, ne serions-nous pas gênés dans cette manoeuvre par un  courant fort contre nous et le trafic de gros bateaux ?

.   Peine perdue pour Alexandre, l’éclusier n’a rien du marin averti de tous les secrets des lieux. C’est en plus un Normand avec des réponses du genre  »peut-être bien que oui, peut-être bien que non ». 

.   En repartant je me mets à rêver devant le Trouville Palace.  Nous y reviendrons quand j’aurai gagné au loto et je demanderai au chasseur de porter nos kayaks au garage.

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.   La folie immobilière a quand même épargné quelques belles villas sur le fronton de mer. Les Normands ont été plus avisés que les maires de La Baule.

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.   Les falaises calcaires sont de retour. On les avait oubliées depuis le Cotentin. Mais les cascades d’eau douce y sont un peu moins fortes. 

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.   Villerville. Joli site qui prend des allures de pointe comme pour marquer l’entrée de l’estuaire de la Seine.

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.   Le Havre en face. Curieux ou inquiétant : on ne distingue toujours pas de digue dans l’estuaire.         

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.   Cricqueboeuf. La campagne normande est de retour.

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.   Le Pont de Normandie se profile à l’horizon. Honfleur ne devrait plus être très loin. On aperçoit maintenant un trait noir sur l’eau. Probablement la digue qui émerge. Effectivement la mer commence à bien descendre et la plage s’élargit de plus en plus sur le bord.

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.   Il faut gagner  au plus vite de la distance vers Honfleur. Mais le courant nous ralentit sérieusement.

.   Puis c’est un bruit de cascade qui vient d’un point bas de la digue. On approche. Il faut se rendre à l’évidence. Finie la promenade pour aujourd’hui. Nous sommes  enfermés dans un bras de la Seine, en amont par un banc de sable et sur notre gauche par la  digue. Le niveau d’eau de ce bras est descendu plus vite que celui du fleuve ; ainsi s’explique la cascade.

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.   Heureusement on aperçoit sur le bord, au pied d’un phare, un petit coin de verdure qui devrait être sympa pour installer le bivouac.

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.   C’est bien fini pour aujourd’hui. Pierre et Michel en sont tout perplexes.

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.   Un long portage avec des pieds qui s’enfoncent dans la vase, n’est pas toujours du plus amusant.

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.   Bivouac au soleil couchant dans un décor industriel. Vu de loin et sans les odeurs, cela a du charme. Nous sommes au lieu-dit Vasouy à 2,5km de Honfleur.

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.   Après coup, on réalisera qu’il aurait été difficile de faire mieux, même avec deux heures d’avance. Le courant aurait été trop fort pour remonter la Seine. En plus, il aurait fallu remonter bien en amont de Honfleur pour trouver un lieu de bivouac sympa et accessible à la voiture qui devait nous rejoindre  le lendemain matin avec Bernard et son kayak.       

.

.   Deuxième jour : samedi 23 avril. Pour toute l’équipe c’est la première navigation sur la Seine. Quelques interrogations avec tout ce qu’on nous a raconté sur la fréquentation des cargos,  l’importance de leur sillage qui projette les petites embarcations sur les berges, sans oublier la force du courant et les mascarets des grandes marées. A voir.  Dans trois jours, on en saura d’avantage.    

.   Après un temps de concertation sur le meilleur trajet qui limitera le portage, c’est parti.

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.   Départ en cadence.

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.    Bernard vient de nous rejoindre. Pierrette et Marie France qui assurent la logistique du transport sont aussi là.

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.   Hier on s’interrogeait sur la réalité de la digue. On comprend tout, ce matin. Les kayaks doivent passer par-dessus. Une longue manip.

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.   Pas de panique, le courant descendant laisse le temps de flâner.

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.   Le haut des tourelles qui se dressent sur la digue sert de refuge pour le piéton pris par la marée.

.   Départ tranquille avec un reste de marée descendante contre nous. Il faut être prêt pour profiter au maximum du courant de la marée montante qui ne dépasse guère 4h alors que la marée descendante dure plus de 7h.

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.   Pas de visite de Honfleur. Le port est fermé par l’écluse à cause de la marée basse.

.   Notre premier gros bateau, une drague. Nous la retrouverons un peu plus loin. Pierre L. aura la fâcheuse idée de lui passer devant le nez, provoquant la fureur du capitaine. « Bon sang on ne passe pas devant un bateau au travail, même quand il est ancré ».

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.   Le pont de Normandie apparaît tout proche.

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.   Son haubanage est différent de celui des anciens ponts suspendus où les haubans sont accrochés perpendiculairement à un cable principal qui relie les piliers. On comprendra mieux en arrivant au pont de Tancarville.

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.   J’ai été moins impressionné qu’en passant sous le pont de St Nazaire qui me crée à chaque fois une impression de vertige.

.   Le courant commence à prendre de la vitesse.

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.   Sur notre droite, une curiosité. Une haute falaise qui sélève à 60m au-dessus du marais. Grestain. Une abbaye y a été installée autrefois.

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.    Il est 14h passé. Il aura fallu un peu plus de trois heures pour arriver au Pont de Tancarville.

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.   Sur la rive droite en face de nous, l’écluse qui ouvre le canal du Havre à Tancarville sur la Seine.

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.  Première pause rapide pour le déjeuner. Il faut faire vite pour ne pas perdre le profit du courant.

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                            (pour agrandir la carte, il suffit de cliquer dessus)

.   Nous venons d’entrer dans le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande. Beau programme pour commencer : du tourisme industriel. Le gigantisme des constructions et le jeux de leur volume ont un charme particulier. Impressionnant aussi par la capacité à construire et à entreprendre que cela représente. La taille des cargos crée la même impression.

.   La raffinerie de Port Jérome et de N. D. de Gravenchon.

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.   En regardant sur l’autre rive, on retrouve la Normandie traditionnelle avec la petite ville de Quilleboeuf.

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.   Les boucles de la Seine, c’est parti. et ses secrets.

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.   Les balisages indiquent le lieu où nous sommes. C’est bien pratique pour se repérer sur la carte.

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.   Le Vieux Port est un petit paradis. Avec Pierre L. je n’aurai pas le droit de m’y arrêter pour visiter. La compagnie nous somme  de repartir au plus vite pour profiter encore du courant qui commence à faiblir.

.   Découverte un peu plus loin d’un quai avec amortisseur. Le progrès ne s’arrête pas.

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.   Alexandre part devant en éclaireur. Il connaît les lieux. Il va nous trouver, assure-t-il, un espace de rêve pour le bivouac.

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.   C’est Villequier. Villequier, rendu célèbre par Victor Hugo et le drame qui s’y déroula le 4 septembre 1843, quand Léopoldine Hugo et son mari se noyèrent, emportés par un mascaret. Avant les aménagements du lit de la Seine et par grand coefficient, le mascaret pouvait atteindre à cet endroit 4m au milieu du fleuve, 7m sur les rives et 36km/h.

.   Voilà pour la petite histoire mon cher Bruno. Sans commentaire je te propose maintenant de  découvrir la poésie des lieux, de flâner avec nous et de rencontrer quelques visiteurs sympathiques dans le parc.

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.                                                    »Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

.                                                     Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur »

.                                                           ( citation de Victor Hugo, portée sur le fronton du kiosque)

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.   Quelle chance aujourd’hui, c’est la première fois qu’une étape se termine en concert. Il faut saluer la performance de Bernard. Levé à 3h30 pour nous rejoindre ce matin il joue encore de l’accordéon avec brio.

.

.   Dimanche 24 avril : troisième jour. On part comme hier avec un reste de courant contre nous pour  profiter, dès la renverse, du courant montant.

.   Victor Hugo nous donne le ton de ce que nous allons découvrir.

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.   Belle ambiance au départ. Les pirogues sont descendues. Dans la brume matinale,  on se croirait au bord du fleuve Niger.

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.   A marée basse, apparaissent à nouveau les travaux d’aménagement pour protéger  les bords de Seinee et favoriser le trafic fluvial. C’est quand même moins important que la digue de l’estuaire d’hier matin.

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.   Nous arrivons rapidement à Caudebec-en Caux.  Une péniche-hôtel de tourisme est amarré à quai. Je retrouve là l’ambiance des bords du Rhin, comme avec les quais de Constance par exemple.

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.   Les abords sont très cossus.                                        

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.   Juste après, le pont de Brotonne et une modeste activité portuaire.

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.   Pique nique à La Meilleray-sur-Seine. Pendant la dernière guerre, le pays a dû connaître des affrontements. Toutes les constructions du bourg sont construites à l’identique.

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.  Enfin le chiffre 299. Je guettais depuis un moment l’inscription sur la digue. Nous venons de basculer au-dessous des 300km de Paris. A combien de km serons-nous demain midi ? Les chiffres peints sur la digue nous ont d’abord intrigués avant de réaliser qu’il s’agissait de la distance en km qui nous sépare du centre de Paris. En plus du nom des lieux-dits portés sur les balises lumineuses, l’indication est bien pratique pour se situer.

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.   De l’autre côté de la digue se sont des champs de cerisiers. Mais les cerises ne sont pas encore mûres.

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.   Un bac pour traverser le fleuve. Nous en trouvons régulièrement. Cela évite de grands détours pour passer sur un pont. En plus, à notre grande surprise, c’est gratuit.

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.   La Seine est très peu fréquentée, exceptée pour les cargos et les péniches qui ne sont pas très nombreuses. La navigation de plaisance est quasiment inexistante. Contrairement à la Loire, il n’ y a pas à chaque bourgade un ponton, une cale et les barques des riverains.

.   Les Normands doivent s’intéresser plus aux forêts dont Victor Hugo vante le silence. 

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.   J’aime beaucoup regarder les grands bateaux qui nous croisent. C’est majestueux.Ils glissent doucement, pratiquement sans bruit.  Il faut quand même faire attention afin de se préparer à passer leur vague de sillage.

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.   Un vol de cygnes nous surprend.

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.   Pause pour le thé, bien à l’ombre. Sur une plage d’écaille de silex.

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.   Un coup de corne nous sort de notre abri. « Qu’est-ce qu’il nous veut ce paquebot ? Nous avons remonté nos kayaks sur la berge ! »

.   Deuxième coup de corne. Effectivement c’est une très grosse bête qui arrive vers nous.

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.   On remonte nos kayaks plus haut. Bonne précaution. Quand le bateau passe devant nous, on voit l’eau qui se retire de la berge. Sans doute la vague de sillage qui se prépare. Effectivement, quelques instants plus tard un mouvement d’eau se forme avec une amplitude d’au moins un mètre.

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.   Nous arrivons bientôt à une nouvelle boucle qui bute sur une falaise. C’est Duclair.

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.   Quelques demeures grandes ou modestes que le cadre embellit.

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.   17h35, la lassitude commence àgagner l’équipe. Nous venons de passer devant balise de La Fontaine.

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.   Un coup d’oeil sur la carte donne notre position. Vacation téléphonique aux dames de la logistique, pour indiquer un prochain arrêt qui servira de lieu de bivouac. C’est simple, nous choisissons l’endroit le plus proche où la Seine touche une route. Ce sera le lieu dit Beaulieu, sur la D 64.  Dans 3/4h, 1h, nous y serons. 

.   On avance. On avance toujours. Le courant est maintenant quasi nul. On s’inquiète même de la renverse qui nous contrarierait.

.   Toujours pas de village appelé Beaulieu. Il devait être caché dans le marais et nous sommes passés sans le voir.

.   Nouvelle vacation téléphonique. Nouveau rendez-vous à La Bouille que nous devinons tout au fond de la prochaine boucle. Un riverain, à l’accent libanais nous a indiqué un excellent espace de bivouac mais sur la rive opposée de la bourgade. Je me demande si ce n’est pas un « tuyau foireux ». Et comment faire traverser les femmes ? Heureusement, nous avons un kayak double qui pourra faire fonction de bac. Le plus désagréable, c’est qu’il faut encore pagayer plus d’une heure.

.   Une curiosité tout d’un coup sur la berge. On se croirait transportéer en Asie où les arbres de la jungle envahissent les temples.  

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.   Enfin la Bouille. Il est 19h30.

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.   Nous avons de la chance.  Il y a un bac en fonctionnement qui va faire traverser les voitures. Et le lieu de bivouac se révèle être un endroit bien paisible.  Et nous en avons besoin après les 53km parcourus aujourd’hui. Rarement une telle distance n’a été atteinte. Bernard a calculé qu’à un moment avec le courant nous faisions du 12km/h.

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.   Un souci quand même pour demain. Le capitaine du bac a profité d’un arrêt pour descendre de sa passerelle et informer Pierre L. de la réglementation de la navigation sur la Seine et en particulier pour les bateaux à rames.          

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.   Lundi 25 avril. On attend  que le bac ait quitté la cale, pour partir le plus discrètement possible.           

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.   A 10h, tous les kayaks sont à l’eau. On espère bien être à Rouen pour midi ; après il y a 4 à 5 h de route pour rentrer. Nous avons repéré sur la carte un port de plaisance, « les docks ». J’espère qu’il ne sera pas trop difficile à trouver entre les quais et les cargos.

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.   Dès le départ une bien belle demeure des siècles passés, rive droite « Château Soquence » . Peut-être un signe extérieur de richesse d’un grand prédateur de l’époque. Rachetée par la commune, elle est utilisée parfois par des associations.

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 .   Rapidement nous cotoyons des installations portuaires, rive gauche.

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.   En approchant de Rouen, des nostalgiques de Napoléon ont élévé une colonne à sa mémoire. Mais je n’ai pas réussi à y lire les inscriptions. Je n’ai pas eu plus de chance en allant sur internet. Merci aux amateurs qui pourront me donner une explication.

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.   Derrière la digue c’est la nature normande avec des vergers dont on aperçoit la cime des arbres.

.   Parfois la nature sauvage reprend  aussi ses droits alors qu’un peu plus loin ou sur l’autre rive le paysage industriel s’est emparé des lieux

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.   Nous arrivons dans le coeur du port. J’aime les lignes, les volumes et l’harmonie de certaines constructions.  Les quais, les grues, les gros cargos à quai, j’aime ça aussi. Ils évoquent le voyage, l’aventure, les échanges entre pays.

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.   Même pour un bâtiment industriel, la recherche architecturale n’est pas absente. C’est après coup que j’ai appris qu’un bâtiment aux allures de paquebot abrite une usine de retraitement des déchets. L’intention est de rappeler que sur le site de cette construction était installée autrefois la construction navale.

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.   Au détour d’un quai, on rencontre parfois l’insolite. Pierre L. a sauvé de la noyade un chien. (une peluche pour le cas où tu verrais mal mon cher Bruno)

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.   La logistique nous suit de près. Pierrette nous aperçoit de la route quand nous approchons du port.

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.   Un peu plus loin, nous avons vraiment l’allure de moustiques à la surface de l’eau.

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.   12h30 nous sommes dans les temps. Pas de problème pour trouver le port de plaisance. Mais l’ambiance et les abords sont peu sympatiques. Pas même une cale. Heureusement nous sommes attendus. Marie-France est là sur le quai.

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.   En tirant sur le kayak avec un bout, on réalise que la manip facilite grandement la  remontée de l’escalier.

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.   Il ne reste plus qu’à charger.

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.  Trois jours et demi de kayak. On a l’impression d’avoir vécu le double de temps. Pas étonnant : 45 km le premier jour pour arriver à Honfleur. Honfleur est au km 355 de Paris et nous sommes arrivés au km 245. On n’a jamais dû faire une telle moyenne.

.   J’espère qu’au Week-End de la Pentecôte nous serons aussi performants, mon cher Bruno.  

 

 

 

 

 

Publié dans Grande Randonnee Kayak : Arzal-Vannes/Paris Notre Dame, kayak sur la Seine | 2 Commentaires »