. Ma chère Pierrette,
. Tu n’as pas pu assurer la logistique de cette troisième étape sur la Seine. Je vais donc essayer de te faire revivre notre promenade.
. Je suis parti avec quelques préoccupations que j’ai essayé de garder pour moi. Serions-nous à l’heure au rendez-vous fixé avec la journaliste de Ouest-France à la Roche-Guyon ? Il va falloir traverser 3 écluses : la manip ne sera-t-elle pas être trop compliquée ? A l’approche des grandes villes, trouver des lieux de bivouac va devenir de plus en plus difficile, sans même parler d’espace sympa ; pour compléter le tout, la hauteur des berges et surtout leur aménagement presque verticaux compliquent sérieusement les débarquements.
. Enfin on verra bien. Chaque chose en son temps. La bonne humeur est là et on a toujours trouvé des solutions « sur le tas ».
. Pour ne pas laisser la voiture et la remorque trois jours durant sur un parking de Bonnières-sur-Seine, la soeur de notre amie Joëlle de Séné et son mari sont venus les récupérer pour les mettre à l’abri chez eux à Vernon. Tu pourras distinguer sur la photo Jean-Claude, un grand monsieur élégant qui n’a pas pris le déguisement des kayakistes.
. 
. J’ai même commis un grave impair à son égard ; j’ai oublié d’apporter en remerciement quelques cadeaux de bons produits bretons et de ma production apicole . Mais on trouvera bien l’occasion de réparer ça.
. Départ de Bonnières vers 12h. Le ciel est bien chargé mais pour l’instant il ne pleut pas.
. Rapidement nous apercevons à l’horizon une haute falaise. Probablement la Roche-Guyon. On devrait y être plus tôt que prévu. En vérifiant après coup, je réalise que nous avions non pas 15 km à parcourir mais 7km.
. 
. C’est bien cela. Une tour médiévale émerge des arbres. En se rapprochant on y distinguera au pied un château de construction beaucoup plus récente.
. 
. Juste avant, nous avons aperçu pour la première fois des habitations troglodytes sur les bords de la Seine.
.
. En approchant de la berge, nous apercevons Florie, la journaliste et son collègue photographe, Stéphane. En répondant à son appel téléphonique, un quart d’heure plus tôt, je l’ai rassurée sur notre ponctualité. Dans la manip pour récupérer mon portable sur l’avant du kayak, j’ai failli faire tomber plein d’objets précieux rangés dans des boîtes. Seule ma carte a sombré à tout jamais.
. Interview et pique-nique à l’abri des arbres pour se protéger de la pluie.
.
. Séance photos.
. 
. Deux heures d’un travail sérieux pour un bel article, très fidèle à l’esprit de la Grande Randonnée Kayak. Une publication dans un espace de choix : la dernière page du journal de l’édition du jeudi 18 août du Ouest-France qui tire quotidiennement à 800 000exemplaires.
. 
. (cliquer sur l’article pour l’agrandir)
. On repart. Il est 15h passé. Au fond, des belles falaises qui culminent à 140m. Juste à l’arrière, il y a un une piste d’avion. Des planeurs y décollent, tirés par un treuil. Nous en voyons trois successivement. Cela me rappelle la performance d’un parapente, parti de la région par des conditions exceptionnelles, il y a deux ou trois ans. Il est arrivé près de Nantes. Il aurait même pu aller plus loin, mais il aurait dû alors emprunter un couloir aérien interdit et son vol n’aurait pas été homologué.
.
. Alexandre veut profiter du vent arrière.
. 
. Le lent déplacement des péniches est toujours aussi agréable à regarder. Elles s’avancent tranquilles et puissantes, troublant juste la surface de l’eau. Le fleuve est un vieux compagnon qui les accompagne et qui les porte doucement. Pas de mouvement brusque. Une longue trajectoire qui suit parfaitement le cours du fleuve. Il ne faut pas le troubler. Les péniches sont des compagnons du fleuve. Elles ne veulent pas le déranger, seulement glisser pour faire corps avec lui.
. 
. Bientôt l’église de Vetheuil.
. 
. Avec un peu d’imagination ma chère Pierrette, tu vois près de nous une oeuvre d’art colorée. Si je t’assure, c’est un vieux bac qui attend le passage de César pour être compresser.

. Des sacs plastiques accrochés dans les arbres, ce n’est pas beau mais ils nous renseignent sur la vie du Fleuve. La hauteur de la dernière crue a dû dépasser le niveau actuel d’au moins I,50m. De quoi faire couler beaucoup d’encre dans les journaux.
. 
. Curieux. Les bords de Seine sont encore habités par des tribus animistes qui élèvent un autel en l’honneur de l’âme du fleuve.
.
. Enfin l’écluse de Méricourt au loin. Quelle surprise va-t-elle nous réserver ?
. 
. Les dimensions sont toujours aussi impressionnantes.

. Pas d’escalier pour monter la berge. La V N F n’est quand même pas très sympa.
. 
. Un portage de plusieurs centaines de mètres. Heureusement chacun a son chariot. Ne nous plaignons pas trop ; il y aura une cale pour la descente.
.
. Méricourt sous le soleil couchant avec un grand hôtel en haut de la falaise.
. 
. Il n’est pas très tard mais l’équipe préfère rechercher dès maintenant un lieu de bivouac. Nous n’avons fait que 20 km aujourd’hui.
. 
. Bernard flaire quelques lieux sauvages et solitaires . La troupe le suit, traversant une passe gardée par des pêcheurs. Derrière, un grand étang (l’eau a envahi le creux laissé par une ancienne carrière de sable) qui flamboie au soleil couchant. Fini le fleuve. On pénètre dans la forêt. Solitude et silence des lieux, aux portes de Paris.
. 
. Bernard devient subitement soucieux : comment monter la berge ?
. 
. Facile. Il suffit de prendre un peu d’élan et la pirogue se transforme en kayak sauteur.
. 
. Des cendres témoignent d’un foyer abandonné. Serait-ce l’indication d’une fréquentation régulière des lieux. Un indigène passant par là avec son char motorisé nous rassure : « quasiment personne ne vient là ». Notre premier bivouac sera paisible.
. 
. Samedi 13 août : départ un peu avant 9h. C’est toujours long de lever le camp. Il faut une bonne heure et demie.
. Un premier village Robelloise.
. 
. Puis un château. Yves croit distinguer Moulinsard, le château de Tintin. Vérification faite sur la carte, c’est plus simplement le château de Sully à Rosny sur Seine.
. 
. Le temps est maussade aujourd’hui.
. Malgré cela, une petite maison éclate de lumière sous la pluie.
.
. Couleur du matin après l’averse.
. 
. La fantaisie est toujours à l’oeuvre. A chacun son idée pour aménager son petit truc.
.
. Un coup d’oeil ici, un coup d’oeil là, et les bords de Seine prennent des allures de parc aménagé.
. Vol de canards.
. 
. Bonsaï géant.
. 
. Nénuphars des impressionnistes.
. 
. Congrès de cygnes.
. 
. Bassin aménagé et natures mortes.
. 
. Mais la civilisation se rappelle à nous. La ville ne devrait plus être loin.
.

. Enfin la collégiale de Mantes. Surprenant. Une colerette de dentelles aux pieds des tours. On croirait reconnaître des colonnades à l’italienne.
. 
. Visite touristique.
. La collégiale.
. 
. 
. Une histoire de chien à l’entrée de la ville.
.

. La Tour Saint-Maclou.
. 
. Petite pause. La troupe, fidèle à elle-même s’installe sans complexe et chacun fait ce qui lui plaît.
. 
. 
. 
. 
. En repartant nous sommes tout contents de retrouver un panneau d’indication kilométrique. Nous n’avions pas vu depuis longtemps.
. 
. L’agitation se rapproche. Au fond de la courbe, l’autoroute sonorise la falaise. Le TGV y trace sa ligne.
. 
. Sur l’autre rive, Beaubour à la campagne (c’est la centrale électrique de Porcheville).
.
. Alexandre profite à nouveau du vent qui a forci.
.
. La cimenterie de Gargenville.
.
. On y découvre que l’avenir est aux péniches silencieuses, si elles savent faire leur pub.
. 
. Un petit exercice de calcul ma chère Pierrette. Si une péniche transporte 2630 tonnes, cela fait combien de camions de 25 tonnes.
. 
. Si un camion mesure 17,50mètres et que chaque camion roule en gardant une distance de 50m, une péniche de 79m supprime une colonne de combien de camions ?
. 
. Arrêt déjeuner tout près de Flins, célèbre pour ses usines Renault. Bernard a le regard lointain. Son esprit est gagné par les souvenirs de son enfance qu’il a vécue dans la région.
. 
. On repart mais en choisissant un bras secondaire . Une île de 5km qui nous fait découvrir un tout autre paysage. C’est le Bras de Mézy. L’ambiance est totalement différente. Les riverains ont investi les berges avec beaucoup de goût.
. Je te propose Pierrette d’avancer doucement comme nous et de te laisser émerveiller par l’allure scandinave des lieux. Des chalets qui n’ont rien à voir avec des demeures prétentieuses. Des jardins bien aménagés et fleuris. Des pontons impeccables avec des bateaux entretenus.
. 
. 
. 
. 
.
. Tu vas découvrir comme nous le nom de l’île, un nom bien approprié.
. 
. Le bac la dessert à partir d’Apremont.
.
. Changement de décors rive droite. Nous approchons de Meulan.
. 
. Les Portugais y ont aussi laissé leur touche de convivialité..
. 
. Au coeur de Meulan, l’équipe s’interroge et hésite à passer sous le vieux pont. Le bras débouche-t-il bien sur la Seine ? L’abondance de végétation sur l’eau laisse présager d’une absence de courant et d’un éventuel barrage en amont. Renseignement pris auprès d’un pêcheur : ça passe.
. 
. Fini le bras secondaire, retour sur la Seine. Qu’est-ce donc que ce grand bâtiment qui se dresse devant nous ? Renseignements pris, c’est bien un site d’activité rattaché à Ariane Espace, situé aux Mureaux. Un environnement exceptionnel
. 
. En face de nous une très belle courbe avec un paysage accidenté. Nous sommes devant Vaux-sur-Seine. En regardant la carte, nous constatons sans surprise que le GR 1 et le GR2 passe par là.
. 
. Nouveau bras secondaire que nous espérons à nouveau pittoresque.
. Les péniches ont bonne allure. Certaines donnent même dans le design.
.
. 
. Fin de l’île nous retrouvons le cours principal de la Seine.
. 
. A l’extrémité de l’île une petite plage suggère à Yves d’aller explorer l’endroit pour un éventuel bivouac.
. 
. Son intuition a été bonne. Le bivouac s’installe dans un petit paradis.
.
.
. L’endroit m’étonne quand même un peu. J’ai l’impression d’être dans un espace privé. Mais non! Nous apprendrons par un indigène que nous sommes dans un endroit particulier, l’ïle du Platais, riche de toute une histoire.
. Plus précisément, le bivouac est installé sur un espace de la V N F qui se le réserve pour stocker du matériel quand elle a des travaux à réaliser dans le secteur.
. Les lieux conservent un espace du temps passé. Installation sportive, grande prairei centrale et petits bungalows d’origine. Pour la petite histoire :
« en 1927, deux frères médecins « hygiénistes » Gaston et André Durville, créent le Domaine de Physiopolis dans l’Île de Platais. Près de 10 ans avant l’instauration des congés payés, ils sont les précurseurs de la société des loisirs. Dans la revue de la Société Naturiste, qu’ils ont fondée, ils exposent leur philosophie : la vie en harmonie avec la nature et le développement du corps par les exercice sportifs. Une île de la Seine, protégée par un rideau d’arbres, accessible uniquement par bateau, constitue le meilleur cadre pour mettre en pratique leurs idées. Les habitants de la « cité de la nature », comme on l’appèle parfois alors, sont logés dans des tentes. » (extrait de : histoires.villennes.free)
. 
. Petite promenade le soir à la guinguette. Soirée animée et tout à fait inhabituelle dans les pratiques de la Grande Randonnée Kayak. C’est l’effet Île de Platais où nous devenons les citoyens d’un jour.
. 
. 
. 3ème jour. C’est dimanche. Départ en cadence.
. 
. et dans la bonne humeur,
.
. Nous choisissons le bras secondaire pour la promenade de ce matin. Nous allons longer « l’Île des Milliardaires » pour reprendre l’expression locale.
. 
. En réalité toutes les propriétés sont cachées. Nous ne verrons guère qu’une belle végétation et quelques vieilles demeures.
.
.
.
. En revenant sur le cours principal de la Seine, nous mesurons une fois de plus les dimensions des péniches.
. 
. Maintenant ma pauvre Pierrette, les piles de l’appareil photo sont vides. Pas de souvenir de Poissy dont je ne reconnais pas le pays. Quand nous avions repéré ensemble les lieux il y a quelques semaines, j’avais dû mal m’orienter à cause des boucles. En remontant la Seine en kayak, ce que je pensais découvrir sur ma gauche, je l’ai trouvé sur ma droite. Perturbant.
. Avec les boucles de la Seine et la progression lente du kayak, on a vite fait de perdre le Nord, à plus forte raison sous un ciel très nuageux qui occulte complètement le soleil. On s’imagine toujours se diriger vers l’Est. La réalité est tout autre. A un moment, on progresse dans une direction. Un peu plus tard, en vérifiant sur le compas, on réalise que nous suivons une direction inverse.
. Bientôt l’écluse d’Andrésy.
.
. Contrairement à l’écluse précédente, il y a un escalier pour monter sur la berge.
.
. L’équipe part en chariotant avec entrain. Elle pense trouver rapidement une cale de descente en amont de l’écluse
.
. Si tout se passe bien, l’éclusage de la péniche qui vient d’arriver devrait prendre plus de temps.
. Avec un équipement peu commun et sans complexe, Patrick pénètre par voie terrestre sur le territoire de Conflans-Ste-Honorine.
.
. Un indigène confirme qu’il faut seulement marcher 2 à 30om pour trouver un escalier de descente. Est-il bien crédible ?
. Toujours pas de cale. Les berges sont verticales et aménagées avec des pales planches de plus de 4m. Nous trouvons bien les escaliers qu’un indigène nous avait indiqués à 200 ou 300m. Mais ils sont aux pieds des passerelles d’accès aux pontons. Tout ça est impraticable avec les kayaks.
. La plaisanterie va durer près de 2km.
. Enfin un escalier aménagé pour les pêcheurs. Le quai est un peu haut. Avec un peu de précaution le cauchemar va prendre fin.
. 
. Le port de Conflans déborde de péniches. Des jeunes, beaucoup de vieilles. Des belles, des moches. Et très peu qui naviguent.
.
.
. Il y a même une place pour les collectionneurs de matériel de pompier.
. 
. On ne peut pas rater le champion au concours du mauvais goût.
. 
. Retour dans la campagne. Une maison normande a réussi à survivre dans la grande banlieue parisienne.
.
. Nouvelle cimenterie, la taille de ses installations impressionne toujours
.
. Sur notre droite, une guérite de l’Hippodrome de Maison-Laffite. A sa vue, le kayak de Patrick sent la ligne d’arrivée et s’emballe subitement.
. 
. Nous sommes au milieu de la verdure mais la banlieue parisienne tient à manifester l’entrée sur son territoire avec ses trains et leur bruit familier.
.
. Derrière le pont, l’horizon est surprenant : une campagne bien verte. Pourtant notre direction c’est St-Germain-en-Laye.
. 
. 
. Pause collation à la Vaudoire. De loin, on avait repéré une belle cale pour s’arrêter (ce qui n’est pas très fréquent sur les bords de Seine). Vues de près, les choses apparaissent beaucoup moins confortables. Il y a un seuil de 50cm et des installations étranges pour faire glisser les barques ; tout pour faciliter le chavirage d’un kayakiste fatigué.
. 
. La troupe repart.
. Les ingénieurs ont dessiné de belles courbes pour faire passer la A 14 au-dessus de notre tête.
. 
. Je pense que maintenant nous sommes définitivement entrés dans la banlieue. Au loin les immeubles du Pecq.
. 
. Un mélange de constructions récentes et plus anciennes nous laissent à penser que nous pénétrons dans le coeur de la ville.
. 
. Les péniches transformés en habitations envahissent à nouveau les berges. Il faut dire que c’est un endroit privilégié. L’eau, la verdure, un environnement boisé et sauvage sur un relief accidenté. Quelques beaux modèles de péniches rendent l’endroit très chic.
. 
. On approche de Bougival. Peut-être reconnaîtras-tu, Pierrette, l’écluse que nous étions venus voir, il y a peu de temps pour reconnaître les lieux.
. 
. L écluse est un peu ancienne, témoin l’architecture de la guérite du bon vieux temps des gardiens . Cette écluse qui dessert le bras de la rive gauche ne doit plus guère servir.
. 
. Nous nous dirigeons vers l’écluse de l’autre bras, celle de Chatou qui se trouve plus en amont. Bernard préfère cette option pour éviter les nuisances de l’autoroute qui passe rive gauche. Nous longeons sur notre droite l’Île des impressionnistes. Mais impossible d’y débarquer. Les berges sont verticales et font bien 4m de haut.
. Le coin doit être apprécié. On y trouve une enfilade de belle demeures.
. 
. 
. Enfin, l’écluse de Chatou. Il est 19h passé.
.
. Tout est bien haut autour de nous. Heureusement nous apercevons sur la gauche une cale de descente qui va jusqu’à l’eau .
. Rapidement le bivouac est installé sur une plateforme qui a été utilisée pendant plusieurs mois par des SDF, nous apprend le pêcheur qui occupe les lieux. Mais nous, nous ne sommes pas des SDF mais des nomades.
. 
. Aujourd’hui, lundi 15 août : est-ce l’effet de la fête de la Vierge : lever avant 6h pour être à l’eau avant 8h.
. 
. Promenade matinale des nomades, rue du Port à Chatou.
. 
. Très grands travaux au déversoir de l’écluse pour faire fonctionner par des vérins gigantesques les portes des trop-pleins.
. 
. On n’avait pas connu depuis longtemps un départ aussi confortable et sous un ciel bleu pour la première fois du Week-End.
. 
. Les péniches transportent de tout. A toi de deviner le contenu, Pierrette.
. 
. Maintenant tu peux te reposer en regardant l’enfilade des ponts.
. 
. 
. 
. 
. 
. 
. Une tente sur la berge. Un SDF s’est installé sur la rive droite.
. 
. On part à gauche ? On part à droite d’où semble partir un bras secondaire ? On hésite un peu. Vérification faite sur la carte, le bras de droite ne débouche pas. C’est l’entrée du port de Genevilliers. Sa visite serait intéressante si nous en avions le temps ; ses quais totalisent plusieurs km.
.
. Nous sommes maintenant en pleine banlieue. La végétation reste encore bien présente. On n’imaginerait pas que Epinay-sur-Seine se cache sur notre gauche derrière les arbres.
.
. Une petite surprise sur le haut des branches: des cormorans qui sont venus s’installer jusqu’ici. Ils sont reconnus pour vivre dans des zones poissonneuses. C’est peut-être un bon indice sur la qualité de l’eau.
. 
. Nous venons de nous engager dans le bras secondaire de la grande Île de St-Denis, 7km de long. Rapidement nous passons sous de gros équipements et je suis tout content d’y trouver un portique portant l’inscription « Paris », le nom d’un fabricant de construction métallique bien connu de Nantes.
. 
. Plus loin un chantier naval, un vrai. Nous n’en avions pas vu depuis longtemps.
.
. Une nouvelle ville de banlieue sur notre droite au nom bien connu : Villeneuve-la-Garenne.
.
. Quelques modèles originales sur une enfilade de péniches de plusieurs km.
.
.
.
.
. Instant d’émotion : la Tour Eiffel à l’horizon.
. 
. Depuis 1h que nous sommes entrés dans le bras secondaire le long de l’Île St-Denis, toujours pas de cale, ni même de quai de moins de 50 cm pour s’arrêter faire une pause. Pagayer 3h non stop, ça commence à faire long. Pourtant nous avons croisé 2 skiffs. Il doit bien y avoir un quai de débarquement quelque part.
. Encore 1/4h et je crois distinguer l’endroit convoité à l’horizon.
.
. C’est bien ça : un magnifique ponton pour avirons. Les copains s’y installent avec leur sans-gêne habituel. Ils n’ont pas encore réalisé que le fleuve sauvage c’est fini. Maintenant c’est le monde civilisé et ses bonnes manières.
.
. On ne pouvait pas espérer meilleur endroit. Une fois, les escaliers remontés, nous avons là-haut tout l’espace nécessaire pour ranger la voiture et la remorque, et y installer les kayaks. En t’indiquant précisément ma chère Pierrette l’adresse du club d’avirons, le Rowing Club où nous sommes à l’extrémité Sud de l’île, tu nous retrouves sans difficulté par le truchement du G P S. Un grand merci à toi.
. Même là, les manouches ne peuvent s’empêcher de s’étaler et de s’asseoir sur le trottoir pour pique-niquer.
. 
. Quelques minutes de repos et les manouches ont muté en Daltons, fins prêts pour parcourir les 25 km restants, les samedi et dimanche, 10 et 11 septembre 2011.
.
. Fin. Il est temps. Je commençais à trouver la plaisanterie un peu longue de tout ce barratin. J’espère, Pierrette que tu auras pu le lire quand même jusqu’au bout. Si oui, tu mérites vraiment toute ma gratitude.