- La Grande Randonnée Kayak : Arzal/Paris-Notre-Dame . 15e étape : de Rouen à Bonnières-sur-Seine. 11 au 13 juin 2011

Posté par jochaud le 23 juin 2011

.   Bonjour Catherine,

.   Tu nous vois partir avec nos kayaks et toi tu restes à la maison. Paris approche. Il est grand temps que je te fasse le récit de l’une de nos promenades.

.   Aujourd’hui c’est la 15ème étape. Elle part de Rouen..

.   Vendredi après-midi nous rejoignons La Bouille pour installer notre bivouac au même endroit qu’au dernier soir de l’étape précédente.

.   L’arrivée par la route donne une belle perspective des lieux que je n’avais pas perçue la fois précédente de mon kayak.

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.   Comme nous sommes en avance, nous en profitons pour repérer la cale du bac d’où nous prévoyons de partir demain matin. L’endroit est situé un peu en aval du point d’arrivée de l’étape précédente mais il sera beaucoup plus confortable, même s’il faut ramer 20mn de plus. Tout ça met l’équipe de bonne humeur.

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.   Raphaël, notre caméraman qui va nous accompagner pour réaliser un troisième film, profite de l’instant pour réaliser de la berge une première prise de vue.

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.   Longer la Seine fait découvrir aussi un autre paysage. Celui d’une Normandie agricole avec une végétation toujours verte et abondante.

.   Des bêtes bien grasses et qui plus est, abritées dans des granges, « très certainement » classées monuments historiques.

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.   Les champs de céréales.

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.   La culture de betteraves.

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.   Moins spécifiquement normand : le jardinage entre la berge et la voie ferrée. Un brin de poésie dans un environnement hautement industrialisé.

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.   Tout à coup nous découvrons les risques  que nous avons encourus à l’étape précédente et, qui sait, auxquels nous serons confrontés demain.

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.   Autre particularité d’un pays où l’on a le sens de l’économie paysanne : les jardins publics sont plantés de cerisiers. Les grands enfants se régalent et font provisions pour les jours suivants.

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.   Après la visite des berges, retour au lieu du bivouac. L’endroit est toujours aussi paisible et majestueux avec la dimension du fleuve et la taille des paquebots qui donnent l’impression de glisser doucement à portée de mains.

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.   Samedi matin lever à 6h. Il faut profiter au maximum du courant montant et faire de longues journées. En deux jours et demi, réussirons-nous à faire les 127km qui permettraient d’atteindre la 3ème écluse, celle de Méricourt, située au km 121  de Notre-Dame-de-Paris ?

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.                                         (On peut cliquer sur la carte pour l’agrandir)

.   Le départ de la cale du bac de Dieppedale, en aval du port est un peu compliqué. On n’a pas le droit de partir de là, au regard de la règlementation, « dixit » le pilote du bac. Il faudrait une autorisation du département. Après un long palabre (sans bakchiche) : « vous pouvez partir, mais c’est exceptionnel. La prochaine fois, il faudra obtenir une autorisation. »

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.    Départ du kayak double piloté par Jean-Pierre avec devant Raphaël, le caméraman de service.

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.    Enfin l’équipe commence à prendre le large : Michel, Yves, Pierre et Bruno qui a réussi à se libérer et avec lequel j’avais fait la dernière et très belle  étape de Bretagne, la n°10. Il faisait presque nuit quand nous avions passé le Cap Fréhel.

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.   Visite du port. Rouen est le premier port céréalier de France.

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.   J’aime beaucoup le gigantisme des installations. J’y trouve une esthétique dans l’harmonie des volumes et des lignes.

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.   Le célèbre pont Gustave Flaubert dont le tablier se relève pour le passage des cargos.

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.   Promenade dans la ville. A partir des quais, Pierrette regarde la flotille des kayaks passer.

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.   Passé ce pont, nous ne croiserons plus que des péniches. Péniches de transport et quelquefois péniches pour touristes aux allures de paquebots.

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.   Face à nous, le bâtiment du conseil général. Son inscription sur le pignon me permet de réaliser que nous sommes dans la Seine- Maritime.

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.   Pendant ce temps, Pierrette visite la ville pour nous.

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.   Sur notre gauche, dernier bâtiment de la ville avant la campagne. Les architectes locaux doivent faire des complexes devant les architectes navals.

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.   Retour de la campagne normande, verdoyante, jouflue, vallonnée, parfois verticale et abritant quelques joyaux.

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.                                   (L’église à flanc de rocher doit être celle de St Adrien, à 5km au sud de Rouen)

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.   Fleurs et onde tranquille.

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.   Puis tout d’un coup, dernière un méandre, le retour des installations insdustrielles.

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.   Plus loin, le dessin de trois tours qui marque le territoire d’une usine de traitement des déchets.
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.   Enfin une commune qui se signale : Oissel-sur-Seine C’est bien agréable de savoir avec précision où nous sommes. Contrairement à l’aval de Rouen nous trouverons très peu de signalisation des lieux, ni de kilométrages. Il y a quelques dizaines d’années, Oissel avait sa plage de sable. 

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.   18km en moins de 3H pour arriver là, ce n’est pas trop mal.

.   Un peu plus loin l’autoroute des voitures croise l’autroute des péniches.

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.   Pas étonnant que l’on appelle les ponts « les ouvrages d’art ». J’ai toujours beaucoup à saisir la meilleure perspective, le meilleur jeu des lignes.

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.   On parle de forêts tropicales aux arbres gigantesques que dire de la forêt normande ?

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.   C’est en regardant après coup que je réalise que nous sommes passés devant un site connu., « les Roches d’Orival ».

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.   Du fleuve, la perspective est certainement meilleure que d’un chemin de randonnée.

.   Curieux instrument de mesure. Comme pour nous, ma chère Catherine, à toi de trouver l’explication.

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.   Orival qui se cache au bout des Roches du même nom. C’est  dommage de vouloir faire de la distance sans prendre le temps de visiter. Il faudra y revenir de la route.

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.   Les restes d’une péniche en ciment.

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.   Elbeuf.

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.   On croise un gros porteur : deux chalands devant un pousseur. C’est plus de 70 conteneurs d’un coup.

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.   Première rencontre de  pêcheurs sur la berge. Contrairement à l’aval de Rouen, les riverains commencent à fréquenter le fleuve.      

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.   L’autoroute coupe le deuxième bras de la boucle de la Seine. Soit un nouveau pont à moins de 5km d’interval. Les caprices de la Seine coûtent cher aux Ponts et Chaussée.      

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.   Signalisation étrange: pourquoi passer de la rive droite à la rive gauche ? On a à imaginer une réponse : avec ces changements, les navires montants sont toujours à l’intérieur de la courbe où le courant descendant est moins fort. La réglementation a peut-être voulu avantager les bateaux montants qui doivent contrer le courant. 

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.     L’église  Notre-Dame-des-Arts à Pont d’Arche.

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.   Juste après, première pause « syndicale » de l’après-midi.

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.   Des indigènes s’activent près de l’eau. C’est la première fois que nous voyons des gens s’amuser sur la berge. Après les pêcheurs, les riverains continuent, sous d’autres formes, de s’approprier le fleuve.

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.   A l’horizon, la Seine amorce une grande boucle. Une construction semble barrer le fleuve. C’est peut-être l’écluse ?

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.   Sur l’autre berge, une belle maison, ancienne ou reconstruite ? Aurait-elle donné son nom à sa commune qui s’appelle « le Manoir ».

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.   C’est bien ça : nous sommes arrivés à l’écluse d’Amfreville.                                 

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.  La berge est haute. Heureusement qu’il y a un bon escalier.

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.   Les installations n’ont rien avoir avec celles du canal de Nantes à Brest auxquelles je suis habitué. Les dimensions ne sont plus les mêmes.

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.   Là, c’est du sérieux. On ne laisse pas les choses à l’abandon. J’ai découvert en préparant la remontée de la Seine qu’il existait un service spécialisé pour les canaux, « les Voies Navigable de France » (V N F pour les habitués). Le service semble être animé d’un grand enthousiasme depuis que le tout transport routier n’est plus en vedette.

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.   L’endroit est sympa. Une guinguette. On se met à rêver au siècle passé avec ses chanteurs et ses peintres amoureux des bords de Seine. 

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.   Autre objet de rêverie plus contemporain : le vol des parapentes au-dessus de la colline toute proche qui culmine à 144m..

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.   Pierrette, la logisticienne de service a trouvé un endroit agréable pour le bivouac. Il y a en plus une cale toute proche qui facilitera grandement le départ de demain matin.

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.   Dimanche 12 juin. Lever 6h30. Une légère brume lèche la surface de l’eau. A l’heure du petit déjeuner, le trafic sur la Seine a déjà commencé.

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.   On va même assiser à une manoeuvre qui nous paraissait compliquée. Le pilote du pousseur va la réaliser en un tour de main. Il faut désaccoupler les deux chalands puis les faire passer un par un à l’écluse qui n’est pas assez longue pour la totalité du convoi.

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.   Maintenant nous repartons dans une zone entièrement fluviale. En amont de l’écluse d’Amfreville, la marée ne se fait plus sentir. Très vite nous sommes dans un site encaissé appelé très justement « les Falaises de la Seine ». L’endroit est bien connu sous le nom de « Connelles » par les alpinistes qui viennent là faire de l’escalade.

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.   Puis en epruntant un bras secondaire du fleuve, nous avons l’impression de participer à un concours de la plus belle maison et du plus beau jardin.

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.   Tout près de la berge, un abri construit pour des bateaux et leur marins. L’habitante des lieux nous apprend que la bâtiment a été réalisé par Louis Renault, l’ancien fondateur des usines automobiles du même nom. La maison du maître qui a des allures de forteresse médiévale à été construite sur la hauteur de la falaise.  

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.   Témoignage d’une activité locale, moins bon chic bon genre : le bac qui sert à passer le matériel et les animaux pour gagner « l’Île aux Boeufs »

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.   Les arbres sont gigantesques. Devant nous se dresse un magnifique marronnier qui a choisi une forme en quenouille, bien plus élégante que celle des cours d’école.

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.   L’autre rive est plus populaire avec de nombreux pontons pour la navigation de plaisance.

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.   Un peu plus loin à St-Pierre-du-Vauvray, un Facteur Cheval a laissé libre cours à sa créativité sur les bords de la Seine.

.   Un quai avec amortisseurs, digne de Mike Gaver, permet d’accoster en douceur.

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.    Puis le paradis terrestre se dévoile devant nous.

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.    Mais les poètes ont la vie dure dans le pays, s’ils ne protègent pas leurs oeuvres.                               

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.   Un peu plus loin, nous rencontrons un premier groupe de pêcheurs, amateurs de nature sauvage comme les kayakistes.  sont  installés au bord de l’eau avec matériel et tente pour passer tout le week-end. La pêche a ses contraintes : c’est du non-stop, même la nuit.

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.   Au loin de grandes falaises que nous guettons depuis lontemps. Probablement celles de la célèbre petite ville des  Andélys, où rendez-vous a été donné à Pierrette pour la pause déjeuner. 

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.   C’est bien ça. On reconnait le château. Mais la courbe est longue anvant d’arriver.

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.   Les Andélys vu de la Seine.                             

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.   Arrivée du kayak de la technique.

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.   Le caméraman est fatigué.

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.   Visite de la ville.

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.   Repartir ou continuer à faire la sieste ? Les 5h30 de kayak de ce matin ont laissé quelques traces. Tout  près une péniche hôtel pour touristes immatriculée à  Bâle. Si les voyageurs sont partis de là , c’est un beau périple.

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.   Un peu plus loin en repartant, arrêtée au quai  une péniche colorée qui tranche avec les teintes habituelles.

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.   On retrouve nos amis les pêcheurs,  camouflés comme des commandos pour mieux s’immerger dans la nature.

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.   L’activité se révèle parfois très fatigante.           

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.    Faire monter le bétail sur un bac doit bien être aussi dur.  

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.   Repéré sur la carte, le pont nous laisse penser que la prochaine écluse ne devrait pas être loin derrière les arbres qui bouchent l’horizon.

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.   20 mn plus tard, nous sommes effectivement devant l’écluse de Port Mort que vient d’emprunter une longue péniche double.                           

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.   Nous avions imaginé un passage facile sur la rive droite en regardant la carte. Il y a bien une route mais elle est bouclée dans les installations. En face de nous, l’eau chute d’un barrage de 6 à 7m et les berges sont verticales.   

.   On traverse rive gauche en espérant trouver un passge plus accueillant. Effectivement c’est mieux : il y a un quai auquel on accède même par une petite cale. Puis un escalier.    

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.   Avec les chariots, on accède rapidement à une autre cale en amont de l’écluse.

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.   Il reste là une vieille borne, l’équivalent des panneaux routiers michelin d’autrefois. Des générations de bateliers ont été rassurés de savoir qu’ils étaient à 161km de Paris.

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.   Dernier parcours pour ce soir avec pour préoccupation : trouver un lieu de bivouac où Pierrette pourra nous rejoindre avec la voiture. Bruno s’avance vers un groupe de pêcheurs. Peut-être pourront-ils le renseigner.  Ils le voient arriver avec circonspection tellement ils ont peur pour leurs lignes. Ils sont quand même bien accueillants. « vous trouverez à 800m un parc public à l’abri de grands saules pleureurs. » L’un d’eux viendra même nous y retrouver 1h plus tard pour s’assurer que tout va bien.

.   Les saules pleureurs sont bien là.

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.   Le village est bien pittoresque, son nom aussi : « Pressagny-l’Orgueilleux ». Le clocher de l’église a subi un mauvais sort pendant la guerre.

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.    Il est 19h quand nous installons le campement. Discussion avec un indigène puis plus tard avec des Autrichiens. Il bruine par intermittence mais les arbres assurent une bonne protection pendant le repas et maintiennent ainsi la bonne humeur. Le barde fait résonner des aires bretons en pays normand, sans s’attirer les foudres de la population locale malgré la puissance de la bombarde. Mais le succès est malheureusement bien limité pour faire taire les grenouilles qui croassent sans retenue, au grand désespoir de ceux qui craignent pour leur sommeil.

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.   Au matin, tout est calme. Le ciel n’est pas trop menaçant. Malgré un lever à 6h30 des kayakistes, les pêcheurs se révèlent encore plus matinaux.

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.    Lundi 13 juin. Départ 8h. Il faut faire le plus de chemin possible avant de s’arrêter vers midi. On longe la forêt de Vernon. Tout d’un coup apparaît sur les hauteurs, au bout d’une large trouée dégagée dans les arbres, le château de la Madeleine.

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.   Le rythme est bon ce matin. Il est 9h passé quand nous arrivons à Vernon.

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.   Passé le pont, nous découvrons l’ancien ouvrage d’art. Certainement d’époque médiévale avec un bâtiment contigüe, suivant un usage   très fréquent de l’époque.

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.   Les anciennes piles résistent toujours.

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.   La péniche hôtel de Bâle a fait le même parcours que nous, sans doute hier soir.

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.   Des artistes locaux ont dédié un espace à l’art brut.

.        – L’arbre magique.

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.        – L’ancien hangar céréalier, repaint de couleur sombre et contrasté, a été transformé en maison d’habitation.

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.        – La péniche échouée devenue une création artistique mi-marine, mi-terrestre. Les volumes sont beaux. Il manque seulement quelques couleurs.

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.   Le cygne, gardien des lieux, surveille tout cela d’un air bougon.

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.   La Seine devient très large. Le tracé de la coline à l’horizon laisse deviner le départ d’une très grande courbe vers la gauche. Plus en avant les constructions sont les restes de l’un ancien barrage et de l’ancienne écluse de Port Villez.

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.   Pause « syndicale » du matin sur le parcours des impressionnistes.                     

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.   Une guinguette est toujours là, affichant des figures de la belle époque .

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.   Derrière la haie, il y a même un jardin potager qui ne manque pas de poésie impressionniste.

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.   Quelques beaux arbres aussi.

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.   Le groupe prend du bon temps en ce lieu qui a inspiré les peintres et stimule aujourd’hui la bonne humeur des kayakistes. La pensée de finir dans 2h l’étape n’est probablement pas étrangère à cette bonne humeur.

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.  Ma chère Catherine c’est en regardant la carte, que je réalise que nous sommes tout près de Giverny, le jardin de Claude Monet. Heureusement Pierrette nous a ramené quelques belles photos du jardin du peintre.

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.   Nouveau départ pour la dernière longueur. De loin on croit percervoir une trouée dans la forêt pour faire passer une remontée mécanique. Erreur d’un cerveau fatigué qui rêve de montagne et de ski. Il s’agit simplement d’une initiative de l’E D F pour faire passer sa ligne.

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.   Retour des bâtiments industriels. Bonnières -sur-Seine ne doit pas être loin.

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.   Nous sommes maintenant dans la ville avec une cale que l’on devine au loin. L’endroit paraît bien sympathique. Il devrait être facile d’y débarquer. Il y a en plus un parking à proximité. A quoi bon poursuivre sans être sûr de trouver mieux plus loin. Il est 12h30. Nous sommes à Bonnières-sur-Seine.  Ainsi s’achève la 15ème étape, au km 140 de Paris-Notre-Dame.

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